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Allaiter de A-Z - Index alphabétique


Cet index alphabetique existe aussi en langue allemande

A

Accessoires d'allaitement 
Compresses d'allaitement
Coques forme-mamelon
Coques d'allaitement
Téterelle
Tire-lait
Accouchement
Accouchement ambulatoire
Césarienne
Hôpital Ami des Bébés
Prématurité
Accouchement ambulatoire
En cas d'accouchement ambulatoire, la nouvelle famille rejoint le foyer familial après quelques heures ou jours d'absence passés à la maternité. De retour à la maison, la mère et le bébé auront des visites régulières d'une sage-femme, pour surveiller leur santé et soutenir l'allaitement.
Cette prise en charge à domicile est assurée par la visite quotidienne de la sage-femme, pendant la semaine ou, au besoin, les dix jours qui suivent l'accouchement. Ces frais sont totalement couverts par la caisse de maladie.
Si toutefois vous avez un problème d'allaitement ou autre, p.ex. une suture du périnée qui met du temps à se cicatriser, vous pouvez continuer, sur ordonnance médicale, à bénéficier de l'assistance de la sage-femme.
Activité professionnelle
La reprise de vos activités professionnelles en fin de congé de maternité (après 12 semaines) ne rime pas avec sevrage (voir congé parental ci-dessous). De nombreuses femmes arrivent à concilier allaitement et vie professionnelle.
Il importe toutefois que les prescriptions légales en matière de protection des femmes allaitantes soient respectées sur votre lieu de travail.
Vous avez droit, chaque jour, à deux pauses d'allaitement d'une durée de 45 minutes, en début et à la fin de votre horaire de travail.
Vous êtes dispensée du travail de nuit et de toute activité demandant de gros efforts physiques, ainsi que d'un travail qui vous mettrait en contact avec des substances nocives.
En cas de doute, il vous est possible de consulter le libellé exact des prescriptions légales auprès de votre syndicat, de la délégation du personnel de votre employeur ou de l'"Initiativ Liewensufank".
Si vous n'êtes pas séparée de votre bébé pendant plus de 4 heures d'affilée, il suffira probablement de l'allaiter avant votre départ et au retour. Dans ce cas, ces tétées se dérouleront forcément suivant un horaire fixe. En dehors de vos horaires, votre bébé peut être allaité à la demande.
En votre absence, la personne de garde peut faire patienter bébé en lui donnant à boire un peu de liquide ou quelque chose à sucer.
Pour des absences prolongées (huit heures p.ex.), certaines mamans, professionnellement actives, s'organisent comme suit : elles tirent leur lait sur le lieu de travail (expression manuelle Tire-lait conservation du lait). Le lendemain, pendant l'absence de la mère, bébé le reçoit à la tasse, à la cuillère ou au biberon. Durant le temps que vous passerez à la maison, vous pouvez remettre votre enfant au sein directement. Le tirage du lait n'est, en fait, nécessaire que pendant les premiers mois de votre reprise de travail, car après le 5e ou 6e mois de sa vie la faim du bébé peut être apaisée en l'absence de la mère par une alimentation solide.
Les mesures prévues par le législateur ne sont d'ailleurs pas limitées dans le temps. Résistez donc à toute pression éventuelle de votre entourage professionnel et choisissez sereinement, de concert avec votre bébé, le bon moment pour son sevrage.
Le contact avec d'autres femmes allaitantes dans un groupe d'allaitement (adresses utiles) et le soutien d'une association de promotion de l'allaitement vous seront peut-être utiles.
Le congé parental instauré par la loi du 12.2.1999 accorde à chaque parent la possibilité de rester six mois avec le bébé/l'enfant pour s'en occuper en recevant une indemnité de 60.000.-Luf par mois.
Cette possibilité pourra prolonger le temps où la mère reste avec le bébé (donc, pas besoin de tirer le lait), et d'autre part retarder son départ à la crèche ou auprès d'une gardienne, car son père peut s'en occuper jusqu'à l'âge de 15 mois. Renseignez-vous sur cette nouvelle possibilité auprès de la délégation du personnel, du/de la chargé/chargée à l'égalité dans votre entreprise, auprès de votre syndicat ou de l'Initiativ Liewensufank, avant votre départ pour le congé de maternité.
Adresses utiles
voir page suivante >>>
Alcool
Drogues
Alimentation de la mère
Pendant la période d'allaitement, vous avez un besoin accru de calories, de protéines, de vitamines et de sels minéraux.
Si votre analyse sanguine révèle une insuffisance, il est nécessaire d'y remédier, soit par la prise de vitamines et d'oligo-éléments en capsules, soit par un réajustement de votre plan alimentaire.
En principe, le fait d'allaiter ne vous contraint pas à modifier vos habitudes alimentaires. L'alimentation qui, jusqu'ici, vous a servi de base d'équilibre et de santé, devrait également convenir pour la période d'allaitement.
La nourriture qui répond le mieux aux besoins de la maman et du bébé est une nourriture saine et équilibrée, composée d'aliments naturels et complets. Les femmes qui ne l'ont pas encore essayée jusqu'ici, auront peut-être envie, maintenant, de le faire. Vous verrez que le changement vaut la peine et vous constaterez, avec les membres de votre famille, que les aliments complets sont non seulement plus sains, mais qu'ils sont aussi plus savoureux.
Les céréales complètes (comme le riz complet, le millet, les pâtes aux céréales complètes, le muesli, la farine et le pain complet) contiennent d'importantes quantités de vitamines et de sels minéraux.
Fruits et légumes, crus ou cuits, devraient avoir chaque jour leur place sur votre table. Donnez la préférence aux variétés indigènes et de saison et choisissez des aliments de culture biologique.
En enrichissant votre alimentation quotidienne avec de petites quantités d'huiles végétales, pressées à froid, vous dotez votre organisme de précieux lipides, bien assimilables, contenant peu de résidus - une matière première idéale pour la production de lait.
Certains bébés plus sensibles peuvent réagir par des coliques, des éruptions et inflammations cutanées ou l'une ou l'autre forme d'allergie à différents aliments absorbés par leur mère : aliments acidulés (agrumes, jus de fruits, vinaigre, tomates, etc.), légumes ou légumineuses susceptibles de causer des ballonnements (choux, oignons, haricots, lentilles, etc..), pain frais complet, lait et produits laitiers, épices fortes et chocolat.
Ne consommez ces aliments qu'avec prudence et en petites quantités de façon à pouvoir observer les réactions de votre enfant. (allergies soif)
Alimentation solide
Votre bébé peut être nourri exclusivement au lait maternel, sans ajoute d'aliment liquide ou solide, jusqu'à la fin de son sixième mois de vie.
Jusque-là, votre lait lui fournit tout ce dont il a besoin pour grandir et s'épanouir.
Ce n'est qu' à la fin du sixième mois de sa vie que bébé aura besoin d'aliments de diversification. Tout prouve en effet que l'heure est venue de lui ouvrir de nouvelles perspectives alimentaires, d'autant plus qu'il a déjà fait ou qu'il est en train de faire ses premières dents.

Nora adore manger toute seule "comme une grande"

Installé dans sa chaise, à la table familiale, bébé porte déjà un vif intérêt aux repas de son entourage.
Procédez par étapes, en lui proposant des aliments adaptés à son âge et à sa dentition.
Pour son premier menu solide, une purée de carottes et de pommes de terre est toute indiquée. Un peu plus tard vous pouvez varier sa carte et ajouter aux purées p.ex. des bettes, des choux-raves, des betteraves, du fenouil ou du brocoli. Ne remplacez pas les repas de légumes par des purées de fruits. Les fruits, à commencer par les pommes et les poires et parfois un peu de bananes, plus tard des oranges (si bébé les supporte), des abricots et des raisins, conviennent pour les petites collations en cours d'après-midi. Une bouillie de céréales, additionnée de légumes ou de fruits et enrichie d'une petite portion de lait maternel, pourra progressivement remplacer le second repas principal. En introduisant les céréales, veillez à choisir des sortes qui ne contiennent pas de gluten (riz, millet p.ex.)
Quelques conseils pratiques :
* Légumes et fruits, de culture biologique de préférence, doivent être frais et toujours soigneusement nettoyés et lavés.
* Evitez, au début des repas solides, de donner des légumes crus à votre bébé. La cuisson à la vapeur est préférable à la cuisson dans l'eau. Avant de donner au bébé sa purée de légumes, ajoutez-y quelques fines herbes fraîchement hachées. Ce supplément naturel de vitamines et de sels minéraux lui fera du bien (le persil p.ex. est riche en fer). Aussi longtemps que vous continuez d'allaiter avant ou après les repas complémentaires, les graisses contenues dans votre lait facilitent l'assimilation des vitamines liposolubles par l'organisme du bébé. Après le sevrage, il est recommandé d'ajouter de petites quantités de beurre ou d'huile végétale, pressée à froid, aux légumes étuvés. Ce mélange est ensuite réduit en purée et donné à la cuillère. Certains bébés commencent tôt à apprécier les aliments crus et n'ont aucun problème à les digérer.
* Dès leur introduction au "menu", les fruits (râpés, malaxés ou pressés) peuvent être servis crus.
* Attention : les carottes étuvées, les pommes crues râpées et les bananes peuvent constiper, alors que le jus d'orange et la compote de pommes sont plutôt laxatifs.
* Bien que les céréales complètes répondent de manière optimale aux besoins nutritifs d'un bébé, il ne faut cependant pas oublier que ces produits alimentaires sont lourds à supporter pour son tube digestif encore insuffisamment développé. Ces aliments doivent donc absolument être bien préparés c.-à-d., moulus, trempés, étuvés, de sorte à préserver leurs qualités nutritives sans risque d'irritation intestinale ou de digestion difficile pour le bébé.
* En âge de recevoir une alimentation solide et diversifiée, votre bébé voudra aussi passer "au self-service" et se nourrir lui-même. C'est une expérience quelque peu collante à aborder de bonne humeur, mais avec vigilance. Même si les croûtes de pain, les morceaux de pomme, les tomates et les abricots se prêtent bien à ses premiers essais de mastication, il n'est pas exclu que bébé les avale de travers et aura besoin d'aide.
* Pour ménager les reins de votre bébé, n'utilisez pas de sel pour assaisonner ses repas. Aromatisez plutôt aux fines herbes, fraîchement hachées, qui lui apportent à la fois saveur et vitamines.
* Pendant la première année de sa vie, votre bébé n'aura pas forcément besoin de viande pour approvisionner son organisme en fer. D'autres aliments peuvent lui en fournir en quantité suffisante (céréales complètes, légumes et fines herbes tels que les épinards et les salsifis noirs, persil et cresson...). Vos purées de légumes ou de fruits devraient être riches en vitamine C (choux, brocoli, pommes de terre, jus d'orange et d'argousier) pour assurer la bonne résorption du fer. Si vous décidez toutefois d'ajouter de la viande au menu du bébé, sachez que 20 grammes par jour sont largement suffisants.
* N'ajoutez que peu ou pas de sucre et de miel à ses repas. Vous couvrez sa demande de sucre en ajoutant des fruits mûrs et sucrés ainsi que des raisins secs et du sirop de poires. Il est important de se rappeler que la consommation de sucre nuit à la dentition du bébé (même si elle n'est pas encore apparente) et mène à une certaine dépendance ultérieure. L' abus de sucre peut avoir des suites néfastes pour la santé des dents de votre enfant.
* Au début de sa deuxième année, bébé peut recevoir du lait entier. Cela n'est pas nécessaire si vous continuez de l'allaiter.
* La consommation de nourriture solide va de pair avec le besoin d'un supplément d'apport liquide. C'est le moment de faire boire à la tasse, à votre enfant, de l'eau minérale et des jus de fruits non-sucrés allongés d'eau.
* Evitez de donner, avant ses 12 mois accomplis, des protéines animales, du lait de soja ou des tomates à un enfant à prédisposition allergique (allergies). Si un membre de votre famille souffre d'allergies, il est recommandé de renoncer, même pendant la deuxième année de vie de votre enfant, à lui donner des mets avec des oeufs crus, des noix ou du cacao.
Avec l'augmentation du nombre des repas solides de votre bébé, votre production de lait diminue. Le sevrage a commencé.
Allaitement - première mise au sein
Dans la première heure qui suit l'accouchement, le réflexe de fouissement (réflexe pour chercher le sein) et le réflexe de succion sont à leur apogée chez les bébés en bonne santé, nés à terme et sans influence de médicaments (relation mère-enfant). Le réflexe de fouissement s'exprime par l'ouverture de la bouche, des mouvements de la tête pour chercher le sein et des essais de succion des doigts. C'est le moment propice pour débuter la 1ère tétée.
Posé sur votre ventre, le nouveau-né n'a besoin que de peu d'aide pour trouver le mamelon. Laissez-le chercher activement. Encouragé par votre voix et vos caresses il rampera peut-être sur une petite distance pour s'approcher du sein. C'est le contact peau à peau précoce entre la mère et l'enfant qui favorise cette première manifestation d'autonomie.
Avec seulement un minimum d'aide, le bébé se débrouillera d'autant mieux.
Ce moment important, où vous, et peut-être votre partenaire, observez et découvrez votre bébé, chaudement recouvert d'un drap ou d'une couverture de laine, doit être respecté pour qu'il se déroule, sans dérangement, dans le calme. Toutes les autres interventions ou manipulations peuvent attendre jusqu'après la première tétée.
Lorsque le père assiste à ces premiers instants, il peut développer lui aussi un fort sentiment d'attachement à l'enfant.
Sous l'effet des mouvements de fouissement du bébé autour du mamelon, celui-ci va se redresser. Bientôt le bébé saisira l'aréole dans sa bouche grande ouverte et se mettra à sucer.
Ne vous laissez toutefois pas insécuriser si votre bébé prend son temps à lécher, goûter ou bécoter avant d'entamer sa première tétée.
Essayez d'exprimer quelques gouttes de lait pour l'encourager à sucer.
Parfois le bébé a besoin de se reposer après une venue au monde plus laborieuse, ou si des résidus de médicaments le rendent somnolent.
Dans ce cas, il vous faudra un peu plus de patience et de temps pour démarrer l'allaitement et y arriver tous les deux.
Allaiter pendant la nuit - Tétées nocturnes
Au début de sa vie, votre enfant ne fera pas encore la distinction entre le jour et la nuit. Car, de jour comme de nuit, il aura faim et un besoin instinctif d'une présence affectueuse et sécurisante.
L'installation du bébé dans la chambre parentale, voire même dans votre lit, a des aspects pratiques non-négligeables. Il vous est possible d'allaiter votre enfant en position couchée et de vous rendormir par la suite.
Si vous êtes obligée de vous lever et que, de ce fait, vous vous retrouvez en état d'éveil complet, profitez du calme nocturne pour vous détendre. Faites-en un moment agréable, installez-vous, chaudement vêtue, dans un fauteuil confortable pour écouter une musique douce ou lire, en savourant une infusion gardée à portée de main dans une bouteille-thermos.
Evitez en tout cas de réveiller complètement votre enfant. Choisissez une atmosphère calfeutrée avec un éclairage tamisé et ne lui tenez pas de longs discours.
Il est inutile de changer l'enfant pendant la nuit dès qu'il ne fait plus caca, à moins qu'il n'ait les fesses irritées ou que ses couches soient totalement trempées.
Si vous les abordez avec sérénité, ces interruptions nocturnes ne devraient pas vous empêcher de retrouver vite un sommeil réparateur.
Essayez de compenser, dans la mesure du possible, le manque de sommeil nocturne, par quelques moments de détente ou une sieste récupératrice pendant la journée (ménage).
Allergies
Le système immunitaire du bébé n'est pas encore totalement développé. Ainsi, le contact prématuré des muqueuses intestinales, encore perméables, avec des protéines étrangères contenues dans le lait de vache et les produits dérivés, tels que les laits de substitution pour bébés, le fromage, le beurre, la crème - ou le lait de soja, les céréales, la viande ou les oeufs, peut suffire à sensibiliser et à déclencher une réaction allergique dans l'organisme d'un nourrisson.
Si, dans votre proche entourage familial, il existe des cas d'allergie (allergies alimentaires, asthme, rhume des foins, irritations cutanées), vous pouvez protéger votre bébé en le nourrissant exclusivement au lait maternel pendant les 6 premiers mois de sa vie et en ne lui donnant aucun supplément alimentaire complémentaire avant ses six mois accomplis.
Si vous faites partie des mamans concernées par ce problème, informez-en à temps le personnel soignant de votre maternité pour éviter que votre nouveau-né ne reçoive un biberon de lait artificiel pendant les premières heures ou les premiers jours de sa vie.
Sachez aussi que dans les laits pour nourrissons aux protéines partiellement hydrolysées, appelés hypoallergènes, les facteurs allergènes ne sont pas tous enlevés. Ils ne peuvent donc pas remplacer le lait maternel qui, lui, contient des facteurs qui contribuent à développer le système immunitaire du bébé.
Par ailleurs, le lait maternel fournit également au nouveau-né des anti-corps variés qui le protègent des agressions microbiennes.
Certains bébés, particulièrement sensibles, peuvent même avoir une réaction de type allergique - sous forme de coliques p.ex. - si la mère allaitante a absorbé un aliment allergène.
Dans des familles à forte disposition allergique, la mère peut, déjà en cours de grossesse, réduire ou éviter la consommation d'aliments à risque allergène. Au plus tard, en constatant une réaction de son bébé, elle devra renoncer totalement à la consommation des aliments en cause.
Laits et produits laitiers, oeufs, soja, noix, poissons et arachides (cacahuètes) sont des aliments connus pour la fréquence des allergies qu'ils suscitent.
Après l'âge de six mois, quand vient le temps de l'alimentation solide et diversifiée, mieux vaut n'introduire qu'un seul aliment à la fois sur quelques jours, pour tester la bonne tolérance du bébé. Lorsqu'une série d'aliments a passé le test, on peut les présenter sous forme mélangée.
Apparence du lait
composition du lait
Le colostrum (lait de naissance) est de couleur dorée et de consistance crémeuse.
Peu de jours après la naissance, le colostrum (lait de naissance) est remplacé par un lait de transition, appelé lait colostral et plus fluide que le colostrum, toujours crémeux mais moins jaune.
Au bout de 7 à 15 jours le lait de transition se transforme à nouveau et devient "lait maternel mature". Il a un aspect légèrement bleuté et translucide. Son apparence rappelle le lait de noix de coco ou le lait écrémé.
De la première tétée tout au long de la période d'allaitement, le lait maternel se transforme pour s'adapter constamment aux besoins du nourrisson. Vous pouvez d'ailleurs constater que votre lait change de couleur pendant la tétée. D'aspect aqueux au début, il tourne en blanc crémeux vers la fin de la tétée. C'est un phénomène parfaitement naturel qui ne doit pas vous inquiéter. Ne vous laissez surtout persuader par quiconque que votre lait manque de qualité nutritive du fait qu'il a un aspect aqueux.
Veillez toutefois à ce que bébé boive assez longtemps pour bénéficier aussi des lipides qui arrivent en fin de tétée et lui donnent un sentiment de satiété.
Appétit
Le comportement alimentaire du nourrisson révèle aussi son tempérament (individualité du bébé). Votre enfant peut être gros mangeur et se développer en conséquence, tout comme il peut n'avoir qu'un appétit d'oiseau et qu'il lui faudra plus souvent de petites quantités de nourriture à des intervalles rapprochés.
Les uns tétent avidement et rapidement alors que les autres prennent tout leur temps à savourer goutte après goutte et à s'assoupir en cours de tétée. Le rythme des tétées peut aussi varier en fonction de la poussée de croissance, d'une grève de tétée, d'une maladie du bébé, de son individualité et de la fréquence des tétées.

B

Besoin de téter
La satisfaction de son instinct de succion est très importante pour l'équilibre psychique de votre enfant.
Ce besoin peut être plus ou moins prononcé selon son "individualité".
Alors que, pour les uns, l'allaitement au sein répond de manière suffisante à leur besoin de succion, d'autres continuent à sucer avec ardeur leur pouce ou un objet qui se trouve à leur portée.
Mais il y a aussi les petits jouisseurs, qui prolongent la durée de la tétée en se prélassant avec délice au sein maternel et en continuant à suçoter (durée de la tétée).
Pour être sûr qu'un grand besoin de succion n'est pas dû à une faim non apaisée, mieux vaut vérifier le poids du bébé, au début, une fois par semaine et plus tard, une fois par mois.

C

Césarienne
Même après une césarienne, vous pouvez allaiter votre bébé.
Il devra être mis au sein le plus tôt possible (première tétée).
Si la césarienne a été pratiquée sous anesthésie péridurale vous pourrez plus vite établir le contact avec votre bébé et le mettre au sein.
Après une anesthésie totale, vous mettrez peut-être plus longtemps à vous réveiller suffisamment pour allaiter.
Si, pour des raisons médicales, votre bébé est transféré à la clinique pour enfants, demandez au papa ou à une autre personne de le photographier. Sa photo peut vous aider à mieux supporter les heures ou jours d'absence pendant lesquels il ne vous est pas encore possible de prendre votre enfant dans vos bras. La photo peut être motivante et stimulante pour la production et le tirage du lait pendant la séparation.
Votre suture et votre liberté de mouvement limitée font qu'au début vous aurez besoin d'assistance pour allaiter. Il sera plus agréable d'allaiter dans une position qui évite toute pression sur la suture (position assise en ballon de rugby, allongée sur le côté). Dans cette dernière position vous pouvez protéger votre ventre par un petit coussin qui empêche que le poids du bébé ne vous fasse mal.
En position assise, placez un rouleau coussiné sous vos genoux pour détendre la musculature abdominale.
La meilleure des solutions, pendant les jours qui suivent la naissance par césarienne, est la présence constante, dans votre chambre d'hôpital, du père ou d'une personne parente ou amie, qui vous amène le bébé et vous aide à vous installer pour la tétée. De cette façon vous pouvez pratiquer le rooming-in et vous n'avez pas à vous séparer de votre enfant.
Coliques
Tout au début de leur vie, certains bébés souffrent fréquemment de coliques. Ces accès de douleur disparaissent généralement dès qu'ils ont atteint l'âge de trois mois.
Les coliques de trois mois sont dues à la grande sensibilité des organes digestifs, encore insuffisamment développés à la naissance.
Les parents peuvent faire la différence entre les cris de faim et ceux, stridents et perçants, par lesquels bébé exprime sa détresse. Le mal qu'il éprouve se lit aussi à son comportement physique: il s'agite et se tord, replie et déplie ses jambes et son ventre est dur au toucher.
Ces douloureuses crampes intestinales du petit être peuvent avoir des causes variées: d'une part, le manque de maturité de son tube digestif, mais aussi l'aérophagie (bébé a avalé trop d'air), une réaction à un aliment absorbé par la maman, (alimentation allergie), de trop fortes stimulations de ses sens et de son système nerveux (longs trajets en voiture, promenade dans un bain de foule, agression sonore permanente due à la télé ou à la radio, etc...), tension et stress ambiants, conflits familiaux, fatigue et surmenage de la mère.
Les coliques de trois mois sont très difficiles à supporter pour les jeunes parents, qui font de leur mieux pour soulager leur enfant sans toutefois y parvenir à chaque essai.
Pour pouvoir agir, il est important de commencer par chercher la cause probable du mal-être de l'enfant:
* Si votre bébé est un "avaleur d'air", veillez à le tenir droit, torse plus haut que les jambes, pendant la tétée. Cette position lui permet de mieux se libérer du trop-plein d'air avalé (renvoi, rot, lait en surabondance).
* Il se peut que bébé fasse une réaction à un aliment que vous avez absorbé. Tâchez de savoir lequel et de l'éviter dans les prochains temps (alimentation de la mère allergie).
* Revoyez votre mode de vie. Evitez stress et fébrilité inutiles, de manière à pouvoir créer, dans une atmosphère de calme et de détente, de paisibles moments de tête-à-tête avec votre enfant.
* Cherchez à savoir ce qui, dans la phase actuelle de votre vie, vous paraît le plus important et orientez-vous en fonction de cette priorité. Votre bébé a besoin d'une maman sereine.
Quelques conseils qui se sont souvent avérés utiles en cas de coliques de 3 mois:
* Infusions: les tisanes aux graines de fenouil, d'anis (badiane), cumin, aneth et coriandre ont un effet calmant sur les intestins et favorisent l'évacuation des vents (gaz intestinaux).
Prenez une cuillère à café par tasse d'eau chaude et laissez infuser pendant 15 minutes. Si vous buvez cette infusion, elle fera son effet à travers le lait maternel.
* Massage: massez doucement de vos mains chaudes le ventre du bébé dans le sens des aiguilles d'une montre, qui est aussi celui de ses intestins.
L'effet bienfaisant augmente grâce à l'utilisation d'huile de cumin pour ce massage.
* Chaleur: un bain chaud peut aider. Emmenez bébé avec vous dans la grande baignoire familiale et décontractez-vous tous les deux ensemble.
Une compresse chaude et humide ou une bouillotte (prudence!) peuvent aussi amener la détente.
* Mouvements rythmiques: une promenade, à allure rapide et rythmée, de préférence en plein air (dans l'écharpe porteuse) a un effet apaisant tout en favorisant l'évacuation des vents. Vous aidez aussi votre bébé en le berçant dans son moïse (berceau) ou un hamac, ou en le promenant dans vos bras dans la position indiquée sur la photo ci-dessous.
* Envelopper ou dévêtir: certains bébés retrouvent leur calme quand on les enveloppe, de manière légèrement serrée, d'une écharpe ou d'une légère couverture.
D'autres se sentent mieux quand ils sont dévêtus et peuvent gigoter tout nus.
* Besoin de téter: l'assouvissement du besoin de succion (sans ajoute d'autre nourriture) peut également être un facteur de détente.
De nombreux nourrissons digèrent mieux si la tétée n'est pas interrompue par un changement de sein. N'offrez donc votre deuxième sein qu'au moment où il a lâché le premier de lui-même.
* Pensez à vous de temps en temps: libérez-vous des grandes contraintes du devoir maternel que vous vous imposez vous-même ou que votre entourage tente de vous imposer. La perfection n'est pas de ce monde et vous savez fort bien que vous faites de votre mieux.
Il arrive que toutes les tentatives d'aide des parents échouent et qu'il ne leur reste qu'à accepter le fait que leur bébé crie, en ne le laissant pas seul et en le réconfortant avec tendresse jusqu'à ce qu'il aille mieux.
Ne mettez surtout pas tous ces conseils en pratique en l'espace d'un seul soir. Cela ne ferait qu'augmenter votre nervosité et celle de votre enfant.
Si bébé pleure effectivement tous les jours, il est important de trouver une relève - le père, la grand-mère, une amie ou une Doula - disponible pendant quelques heures de pleurs pour permettre à la maman de quitter la maison - et décrocher quelque peu - tout en sachant que bébé est en bonnes mains.
Vous trouverez également soutien et compréhension auprès d'un groupe d'entraide (groupe d'allaitement, groupe-maman-bébé). Vous apprendrez que vous n'êtes pas la seule maman à avoir ce problème et ce constat est déjà réconfortant en soi.
Dans ce groupe vous rencontrerez probablement une maman qui raconte comment son grand crieur de 2 mois a fini par devenir un petit rampeur épanoui et souriant.
Si vous avez des inquiétudes sur la santé de votre bébé, faites-le contrôler par un médecin pour être sûre qu'il se porte bien et que ses pleurs ne sont pas dus à une maladie (otite p.ex.).
Colostrum
Le colostrum se forme en fin de grossesse et se trouve dans les seins au moment de la naissance. C'est un lait d'aspect doré, de consistance crémeuse dont la faible quantité est hautement concentrée. Il est optimalement adapté aux besoins du nouveau-né et très riche en protéines, lactose et vitamines .
Sa haute teneur en anticorps fortifie le système immunitaire du bébé et le protège contre de nombreuses maladies infectieuses et les germes ambiants du milieu familial.
Le colostrum a des propriétés légèrement laxatives qui favorisent l'élimination du méconium, premières matières fécales du nouveau-né.
La composition du colostrum évolue au cours des premières semaines et devient peu à peu lait mature (apparence du lait, composition du lait).
Composition du lait maternel
La composition du lait maternel de chaque espèce de mammifères est idéalement adaptée aux besoins de sa progéniture. Ainsi, le lait de vache (mais également celui de brebis et de renne) contient nettement plus de protéines que le lait humain, du fait que ces animaux doivent rapidement développer une musculature qui leur permet de suivre la femelle et le troupeau dès leur naissance.
L'évolution d'un être humain, par contre, commence par le développement de ses fonctions cérébrales. L'étape de la station debout et de la marche ne vient qu'après la première année. Les acides gras non saturés du lait maternel sont un apport idéal pour le développement cérébral.
L'absorption de lait de vache non-dilué aurait des conséquences néfastes sur l'organisme d'un nouveau-né humain. Elle ferait considérablement monter son taux sanguin d'urée parce que ses reins ne sont pas encore capables de l'éliminer en grande quantité.
Dès le milieu du siècle dernier, de nombreuses tentatives ont été faites pour rapprocher, tant soit peu - en le diluant à l'eau, en y ajoutant sucre et farines -, le lait de vache du lait maternel. Ces approches n'étaient pas toujours probantes, car le taux de mortalité des bébés nourris aux biberons de cette époque était nettement supérieur à celui des enfants nourris au sein.
Au cours des dernières décennies, l'industrie a toutefois fini, à force de procédés chimiques et mécaniques, d'ajoutes de lipides, de vitamines et d'éléments minéraux de synthèse, de modification de structures protéiniques, d'échauffement et de centrifugation, par produire, à partir du lait de vache, des produits alimentaires pour nourrissons. Dans les publicités et sur les modes d'emploi ces produits ont été décrits comme "adaptés" au lait maternel. Ce lait de remplacement a depuis été administré à plusieurs générations de nourrissons, sans pour autant n'apporter que des bienfaits. Dans les pays du Tiers Monde, où la promotion poussée du lait de remplacement a conduit à une forte régression du taux d'allaitement, les conséquences sont désastreuses.
Mais même les mères des pays industrialisés, dont nous sommes, auraient tort de croire que leur nouveau-né a le choix entre deux laits de qualité équivalente.
Voici quelques exemples qui démontrent clairement que la qualité du lait maternel est nettement supérieure à celle du lait de substitution "adapté".
* Le lait maternel contient, avec un faible taux de protéines, l'éventail des acides aminés qui répond de manière optimale aux besoins de l'enfant. Citons comme exemple la lactoferrine qui favorise l'absorption intestinale du fer et empêche la prolifération d'agents pathogènes au niveau de la muqueuse intestinale du bébé. Ceci a pour double effet que l'enfant allaité est bien pourvu en fer et souffre moins souvent de diarrhées que l'enfant alimenté au biberon.
* Les Bêta-lactoglobulines, inexistantes dans le lait maternel, constituent la majeure partie des protéines contenues dans le lait de vache et même dans les laits industriels pour bébés. Pouvant pénétrer à travers les muqueuses intestinales du bébé, ces macromolécules, étrangères à l'organisme humain, sont des déclencheurs potentiels de réactions allergiques. Une étude a démontré que les bébés de parents allergiques, nourris au substitut du lait maternel, ont eu, à l'âge de six mois, six fois plus de réactions allergiques que les bébés du même âge, nourris au lait maternel.
* La quantité des graisses, qui fournissent près de la moitié des valeurs nutritives, est pratiquement égale entre le lait industriel pour bébés et le lait maternel. La différence se fait au niveau de la qualité. Les acides gras contenus dans le lait maternel sont bien résorbés par l'organisme du bébé. Ils sont très importants pour le développement de son système nerveux. Les additifs de graisses végétales ou animales, contenus dans le lait de fabrication industrielle, ne les remplacent pas de manière satisfaisante.
* Le lait maternel est particulièrement riche en lactose. Ce sucre spécifique n'est pas seulement fournisseur d'énergie, mais il joue aussi un rôle important dans le développement équilibré de la flore intestinale de l'enfant.
* Les différents facteurs de protection précités, ainsi que d'autres composants importants (immunoglobulines, enzymes, hormones), tout comme le fait que le lait maternel est automatiquement sans germes, expliquent pourquoi les bébés nourris au lait de substitution souffrent plus souvent de vomissements, de diarrhées, d'otites, d'inflammations des voies respiratoires et doivent être plus souvent traités à l'hôpital que les enfants allaités au sein.
Compresses d'allaitement
Au début de la période d'allaitement, vous perdez souvent un peu de lait entre les tétées ou à l'autre sein en cours de tétée. Beaucoup de femmes ont alors recours aux compresses d'allaitement. Celles-ci absorbent bien l'humidité et évitent de tacher les vêtements. Elles ont pourtant l'inconvénient de ne pas être perméables à l'air.
Ceci signifie que les mamelons macèrent dans une atmosphère chaude et humide et deviennent sensibles aux crevasses.
Le port de compresses d'allaitement peut être exceptionnellement utile pour éviter de tacher certains vêtements.
Des magasins de textiles naturels proposent des compresses d'allaitement en soie et laine. Ces dernières ont l'avantage d'être perméables à l'air tout en ayant un bon pouvoir absorbant.
Sachez qu'un réflexe d'éjection à un moment non-propice peut être arrêté par une pression avec les paumes des mains. En croisant les bras sur la poitrine vous arrivez même à le faire discrètement.
Confiance primaire
Résistez à ceux qui vous reprochent de gâter votre enfant en réagissant promptement à ses cris et pleurs. Le plein d'amour et de tendresse dont un enfant a bénéficié dès sa naissance crée les bases du sentiment de sécurité et de confiance qu'il développera pour sa vie future. En lui servant d'exemple affectif, vous le rendez capable d'aimer à son tour et de devenir un être prévenant et respectueux d'autrui.
Car c'est d'un "trop peu" de tendresse et d'amour que naissent les "petits tyrans". Pour ne pas en avoir reçu suffisamment au début de leur vie, certains enfants comblent plus tard le manque d'affection par des demandes de friandises, de jouets et d'argent, tout en restant exigeants et insatisfaits.
Il s'agit toutefois de trouver plus tard le bon équilibre entre l'amour et l'accaparement affectif, pour permettre à l'enfant de développer sa propre personnalité et sa future indépendance.

Conseils
Il n'y aura probablement aucune autre période de votre vie plus exposée aux "bons conseils" que celle qui précède et suit la naissance de votre enfant. Tout un chacun autour de vous, ami(e)s, "professionnel(le)s" et voisin(e)s prétendront mieux savoir que vous ce qu'il convient de faire.
Distancez-vous autant que possible de tous ces "bons conseils" et cherchez votre propre voie en compagnie de votre partenaire. Informez-vous au mieux, en cours de grossesse, sur l'allaitement maternel et établissez un contact avec un groupe d'allaitement. Cela vous aidera vite à trier les conseils et à choisir ceux qui vous sont vraiment utiles.

Conseillère en allaitement
Les conseillères en allaitement ont reçu une formation spéciale, soit auprès de la Leche League ou l'AFS (Arbeitsgemeinschaft Freier Stillgruppen), soit auprès de l'IBCLC (Association internationale des consultantes en lactation).
Elles conseillent et assistent les femmes qui souhaitent allaiter et celles qui allaitent et proposent des rencontres dans le cadre de groupes d'allaitement (Adresses utiles).

Conservation du lait
Même en dehors du réfrigérateur, votre lait fraîchement tiré reste libre de germes pendant quelques heures. Ce récent constat scientifique facilite la vie des mamans professionnellement actives en leur permettant de transporter ou de faire transporter leur lait à température ambiante.
Lorsqu'un réfrigérateur est disponible, mieux vaut toutefois conserver votre lait au frais, où il gardera toutes ses qualités pendant 3 à 5 jours. Le réchauffement au bain-marie est recommandé pour le ramener à la bonne température, qui est celle de votre corps.
Dans un réfrigérateur, équipé d'un département de congélation séparé 3 étoiles, votre lait peut se conserver pendant trois mois. Au congélateur (4 étoiles) la durée de conservation est de 6 à 12 mois.
Avant l'utilisation, dégelez le lait au bain-marie (évitez de le laisser fondre lentement à température ambiante). Il est possible qu'au cours du processus de dégel au bain-marie, les parties aqueuses se séparent des parties laiteuses. En secouant le mélange, vous rendez au lait sa consistance initiale.
Il est important d'observer certaines prescriptions d'hygiène pour la conservation et la manipulation du lait maternel. Veillez méticuleusement à la propreté de tous les ustensiles en contact avec votre lait (tasse, cuillère, bol, biberon) en les stérilisant à l'eau bouillante pendant 5 minutes.

Contact physique - Contact peau à peau
Votre bébé n'a pas seulement faim de nourriture, mais aussi de contact physique et de réconfort affectif. En l'allaitant, vous pouvez assouvir les deux.
Pour répondre au grand besoin de contact corporel et de chaleur humaine de votre enfant, il ne suffit pas d'être ensemble aux moments des repas. Prenez-le dans vos bras le plus souvent possible, emmenez-le avec vous, tout près de vous, dans l'écharpe porteuse ou le kangourou, pendant vos courses, en faisant le ménage et à chaque fois que le bébé ou vous-même ressentez le besoin d'être proches l'un de l'autre.
Même la nuit, de nombreux bébés dorment mieux, douillettement nichés auprès des parents (allaiter pendant la nuit).
Le massage pour bébés est également un moyen de lui offrir un peu plus de contact peau à peau tout en lui procurant d'agréables expériences sensorielles.
Contraception
Pour beaucoup de femmes, l'allaitement a un effet contraceptif qui s'étend sur des mois et même parfois des années.
Pendant les 6 premiers mois après la naissance, vous n'avez pas besoin d'un moyen contraceptif, si vous allaitez de façon exclusive jour et nuit (toutes les 4 heures le jour, toutes les 6 heures la nuit), et si vos règles ne sont pas réapparues.
Lorsqu'une de ces conditions n'est plus remplie, vous n'êtes plus protégée contre une éventuelle grossesse.
Si vous ne désirez pas agrandir la famille dans l'immédiat, il vous faut opter pour une autre méthode contraceptive.
La contraception mécanique (préservatifs et diaphragme), en combinaison avec des crèmes ou gels spermicides, n'a aucun effet secondaire sur l'allaitement et sur la mère.
Informez-vous, en cas de besoin, au Centre de Planning familial ou auprès de votre gynécologue.
En ce qui concerne les contraceptifs hormonaux, des pilules à faible dosage hormonal n'influencent presque pas l'allaitement. Jusqu'à présent, on n'a pas encore pu constater une influence négative à long terme auprès des bébés.
Si le bébé est déjà un peu plus âgé et que l'allaitement fonctionne bien, une petite baisse du volume de lait ne créera pas de problèmes.
Les femmes qui, avant leur grossesse, pratiquaient déjà la contraception par auto-observation, méthode fondée sur la détection de la phase féconde du cycle menstruel, sont suffisamment familiarisées avec le fonctionnement de leur corps et peuvent revenir à cette méthode naturelle, même pendant la période d'allaitement.
En suivant, pendant le temps d'allaitement, un cours d'introduction aux méthodes d'auto-observation, vous apprendrez à mieux connaître votre corps et à contrôler désormais votre fécondité sans contraceptif chimique.
Coques d'allaitement
Les coques d'allaitement sont en vente dans les pharmacies et les magasins d'articles de puériculture. Leur larges ouvertures permettent de recueillir le lait qui s'échappe et de maintenir le mamelon à l'abri de tout frottement.
Par une pression constante sur le pourtour de l'aréole, elles sont souvent la cause de fuites de lait. Cet effet peut être souhaité pour favoriser la mise au sein. Beaucoup de femmes ressentent cette pression comme désagréable, car les coques occupent beaucoup de place dans le soutien-gorge et risquent de comprimer les canaux lactifères, ce qui pourrait engendrer un engorgement. En plus, la coque est visible sous un vêtement moulant.
Coques forme-mamelon
Le forme-mamelon est une coque en matière synthétique, à petite ouverture.
Ces coques étaient longtemps recommandées pour être portées dans le soutien-gorge en fin de grossesse pour faire saillir les mamelons plats ou ombiliqués. De récentes études ont toutefois prouvé qu'une telle préparation n'est pas nécessaire.
Crèmes
crevasses
Crevasses
En début d'allaitement, certaines femmes se plaignent d'irritations douloureuses des mamelons. Ces douleurs sont plus marquées en début de tétée, avant l'arrivée du lait. Pourtant, si le bébé est correctement mis au sein, la tétée ne devrait pas causer de douleurs (positionnement correct).
Si vous avez mal, si vos mamelons sont rougis et hypersensibles, ou si vous constatez de petites crevasses et peut-être même un minime saignement, il est important d'en chercher la cause. Relisez le chapitre sur le positionnement correct du bébé. Faites-vous aider par des professionnels de la santé ou adressez-vous à une association de conseil en allaitement.
Lors de la mise au sein, il faut que la bouche du bébé soit grande ouverte (comme s'il bâillait) et qu'il arrive à saisir un bon bout de sein, de sorte que le mamelon soit bien placé dans sa bouche. Ainsi le mamelon est positionné loin dans la cavité buccale, à l'abri des frottements du palais et des gencives. Un bébé qui a reçu un biberon ou une tétine peut s'habituer à une technique de succion adaptée à la sucette et au biberon, mais irritante pour la peau fragile du mamelon. Mieux vaut supprimer biberon et tétine et réapprendre la succion correcte au bébé.
Les quelques conseils suivants peuvent vous être utiles.
* Persuadez-vous qu'il ne s'agit que d'une difficulté passagère et que d'ici quelques jours à quelques semaines, elle sera surmontée.
* L'application de chaleur et le massage des seins, (engorgement) déclenchent le réflexe d'éjection. Ayez recours à ces pratiques avant le repas, afin que votre lait coule dès que l'enfant commence à téter. Il aura à sucer moins fort et la tétée fera moins mal.
* Installez-vous confortablement, en position assise ou couchée, pour être décontractée au moment de l'allaitement.
* Quand l'enfant commence à téter, quelques respirations profondes suivies de lentes expirations, vous aideront à vous détendre. Dès que le lait coulera, les douleurs s'apaiseront.
* En cas d'irritation cutanée des mamelons, il est possible d'écourter la durée de la tétée. Des tétées plus fréquentes (à intervalles de 2 à 3 heures) et plus courtes protègent mieux vos mamelons.
* Exposez votre poitrine à l'air et au soleil, ne serait-ce que pendant quelques minutes par jour (ou offrez-vous de brèves séances de solarium).
* N'utilisez ni savon ni produit désinfectant pour les soins de vos seins.
* Certains remèdes de bonne femme sont curatifs et inoffensifs:
- les facteurs de croissance contenus dans le lait maternel conviennent idéalement pour favoriser la guérison des mamelons endoloris. Répartissez quelques gouttes de votre lait sur les aréoles et les mamelons et laissez-les agir.
- Le Lansinoh ®, une lanoline spéciale, tout comme le baume de souci, sont connus pour leur effet lénifiant.
* Dans votre propre intérêt, et pour éviter des complications supplémentaires, résistez à la recommandation d'utiliser des téterelles d'allaitement.
* Si, après une longue période d'allaitement non-problématique, vos mamelons deviennent douloureux, la présence d'une infection fongique (candidose) n'est pas exclue (muguet).
Cris et pleurs
Les cris et les pleurs expriment toujours le mal-être d'un bébé. Ce sont ses moyens de communiquer à son entourage qu'il manque quelque chose à son bien-être. Vous identifierez vite les différentes expressions plaintives de votre enfant. Est-ce-la faim (appétit)? La solitude?
Le bébé a-t-il mal au ventre (coliques)? A-t-il trop chaud ou trop froid? Ou veut-il simplement être tout près de vous, dans vos bras (contact physique)?
Votre réaction affectueuse à ses différentes manifestations vocales est d'une grande importance pour le bébé. Elle consolide son sentiment de sécurité et crée les bases d'une approche confiante de la vie. En répondant avec tendresse à ses appels, vous outillez votre enfant de la capacité de rendre un jour l'amour qu'il a reçu (gâter).

D

Déclaration d'Innocenti
sur la protection, l'encouragement et le soutien de l'allaitement maternel.
La Déclaration d'Innocenti a été élaborée et adoptée par les participants à la réunion OMS/UNICEF sur "L'allaitement maternel dans les années 90: une initiative mondiale" qui s'est tenue les 30 juillet et 1er août 1990 à Florence. Voici quelques citations extraites du document officiel:
Dans le but d'assurer une santé et une nutrition optimales aux mères et aux enfants, dans le monde entier, il faudrait que chaque femme ait la possibilité de nourrir son enfant au sein exclusivement et que chaque nourrisson soit nourri exclusivement au lait maternel de la naissance jusqu'à l'âge de 4 à 6 mois. Par la suite, il faudrait que les enfants continuent d'être nourris au sein, tout en recevant une alimentation de complément appropriée et adéquate, jusqu'à l'âge de 2 ans et au-delà. Pour atteindre cet idéal en ce qui concerne l'alimentation des enfants, il faudrait sensibiliser le public de manière à créer un climat de soutien approprié, afin que les femmes nourrissent leurs enfants de cette manière.
La réalisation de cet objectif nécessite, dans de nombreux pays, le renforcement d'une "civilisation de l'allaitement maternel", énergiquement défendue contre l'incursion d'une "civilisation du biberon". Ceci suppose un engagement et un plaidoyer en faveur de la mobilisation sociale, tirant partie au maximum du prestige et de l'autorité des dirigeants reconnus à tous les niveaux de la société.
…Tous les gouvernements devraient élaborer des politiques nationales en matière d'allaitement maternel et fixer des objectifs nationaux appropriés pour les années 90. Ils devraient mettre en place un système national permettant de contrôler la réalisation des objectifs fixés, et définir des indicateurs tels que pourcentages de nourrissons nourris exclusivement au sein à la sortie de la maternité et le pourcentage de nourrissons nourris exclusivement au sein à l'âge de 4 mois.
Les autorités nationales sont en outre instamment invitées à intégrer leurs politiques en matière d'allaitement maternel à leur politique générale dans les domaines de la santé et du développement. Ce faisant, elles devraient renforcer toutes les activités de nature à protéger, encourager et soutenir l'allaitement maternel dans le cadre de programmes complémentaires, intéressant notamment les soins prénatals et périnatals, la nutrition, les services de planification de la famille et la prévention et le traitement des maladies les plus courantes chez les mères et les enfants. Tout le personnel de santé devrait recevoir la formation nécessaire pour pouvoir mettre en oeuvre ces politiques en matière d'allaitement maternel.
Objectifs opérationnels:
Il faudrait que d'ici 1995 chaque gouvernement ait:
* désigné un coordinateur national doté de pouvoirs appropriés et créé un comité national multi-sectoriel pour la promotion de l'allaitement maternel, composé de représentants des services gouvernementaux compétents, d'organisations non-gouvernementales et d'associations professionnelles dans le domaine de la santé;
* fait en sorte que chaque établissement assurant des prestations de maternité respecte pleinement les dix conditions pour le succès de l'allaitement maternel énoncées dans la déclaration conjointe de l'OMS et de l'UNICEF intitulée "Protection, encouragement et soutien de l'allaitement maternel: le rôle spécial des services liés à la maternité";
* pris des mesures pour mettre en oeuvre intégralement les principes et l'objectif de tous les articles du code international de commercialisation des substituts du lait maternel et les résolutions pertinentes adoptées ultérieurement par l'Assemblée mondiale de la santé;
et
* promulgué des lois novatrices protégeant le droit des femmes qui travaillent d'allaiter leur enfant et adopté des mesures pour assurer leur application.
Nous faisons également appel aux organisation internationales pour qu'elles:
- élaborent des stratégies d'action en vue de la protection, de l'encouragement et du soutien de l'allaitement maternel, y compris le suivi et l'évaluation au niveau mondial de leur application;
- donnent leur appui à la réalisation d'analyses et d'études sur la situation au niveau des pays et à la définition d'objectifs nationaux et de buts pour l'action;
- encouragent et appuient les activités des autorités nationales intéressant la planification, l'exécution, le suivi et l'évaluation de leur politique en matière d'allaitement maternel.
Dentition
La percée des premières dents a lieu entre le milieu et la fin de la première année de vie, parfois même plus tôt (dans la plupart des cas ce sont les deux incisives centrales de la mâchoire inférieure).
Une salivation plus abondante du bébé ainsi que son besoin de mordre sont des signes annonciateurs qui se présentent des semaines, parfois même des mois à l'avance.
La percée des premières dents est souvent accompagnée de diarrhée, toux, rhume ou d'otalgies. De nombreux bébés sont pris d'accès de fièvre et leurs fesses sont irritées.
Tous ces symptômes prouvent à quel point l'organisme entier de l'enfant est accaparé par le processus de dentition.
Pendant cette phase, bébé a un besoin impératif de mordre et de quoi masser ses gencives: son doigt, un anneau de dentition, une carotte ou une croûte de pain. Le massage de ses gencives lui fera également du bien.
A ce stade votre bébé ressent peut-être des douleurs en tétant, ce qui peut compliquer l'allaitement. Il se peut qu'il lâche prise en cours de tétée, détourne la tête et pousse des cris.
Ceci peut conduire à une grève de la tétée ou inciter bébé à mordre au lieu de téter.
Pendant cette phase douloureuse, l'enfant a besoin, même la nuit, de votre attention et de votre affection toute particulière.
Veillez à ce que la tétée se déroule dans une atmosphère calme et détendue et n'hésitez pas à réconforter votre enfant par des calins et des paroles apaisantes.
Un autre moyen pour essayer de franchir cette étape douloureuse est d'emmener bébé tout nu dans votre lit pour le cajoler et l'encourager à boire. Consolez-vous en vous rappelant que ceci n'est qu'un passage difficile qui sera bientôt terminé.
L'apparition des premières dents n'est en tout cas pas une raison de commencer le sevrage.
Dépendance
Peut-être entendrez-vous dire autour de vous qu'une mère allaitante met son enfant en état de dépendance et "sacrifie" son épanouissement personnel à cette attache contraignante. Ceci doit être relativé, étant donné que l'allaitement est un acte personnel. Certaines femmes se sentent très à l'aise en compagnie constante de leur jeune
enfant et le fait d'être, pendant un certain temps, principalement mère allaitante ne les dérange aucunement.
D'autres mères optent pour une plus grande liberté individuelle, en favorisant à temps une relation intense de leur bébé avec d'autres personnes, dont il acceptera de la nourriture (Tire-lait). Ce qui importe, c'est que chaque femme trouve ses propres solutions dont elle sera satisfaite, en accord avec son partenaire (père partenaire séparation).
Déplacements
Au départ, bien que déterminée d'allaiter, mais encore sans expérience, vous allez peut-être hésiter à donner le sein en présence d'autres personnes.
Cherchez, dans ce cas, un coin tranquille où vous pourrez vous retirer avec votre bébé pour l'allaiter en toute quiétude. Plus tard, quand vous aurez pris l'habitude d'allaiter, vous trouverez aussi le courage de le faire en public.
Si vous vous déplacez avec votre bébé, il n'est que normal d'assouvir sa faim où que vous soyez. Portez de préférence des vêtements pratiques - pantalon et pull (ou tee-shirt), jupe et chemisier - qui vous évitent des déballages compliqués. En n'ayant qu'à relever votre chemisier ou tee-shirt, sans avoir à dégrafer un soutien-gorge, vous arriverez sûrement à allaiter partout et en toute discrétion.
Rappelez-vous toujours que l'allaitement n'a rien d'inconvenable et félicitez-vous de ses avantages pratiques aux cours de déplacements et de voyages. Vous n'avez même pas à vous encombrer d'une bouteille thermos. Votre lait est disponible à toute heure, sans germes et à la bonne température, pour apaiser immédiatement la faim de votre enfant.
Détente, relaxation
Si vous êtes nerveuse, surmenée et en proie aux doutes quant à vos capacités d'allaiter, quelques exercices de relaxation vous feront du bien.
Retrouvez les bons réflexes (acquis lors de la préparation à l'accouchement, d'un cours de yoga…), et retirez vous seule, de temps en temps, pour une demi-heure de détente.
Pour déclencher le réflexe d'éjection du lait, surtout au début de la période d'allaitement, il est important d'éviter l'angoisse et la crispation et de savoir se détendre.
Adoptez pour la tétée une position bien calée et confortable. Respirez profondément et libérez votre corps de ses tensions par une expiration lente et soutenue. Décrochez votre esprit des soucis du quotidien en pensant à l'écoulement de votre lait et à l'état de satisfaction et de satiété qu'en tire votre enfant.
Diarrhées
Les enfants exclusivement nourris au sein souffrent rarement de diarrhées (selles). Il arrive qu'un bébé réagisse par des coliques, une diarrhée ou des fesses rougies à certains aliments absorbés par sa mère (agrumes, tomates, chocolat p.ex.) (alimentation de la mère). La possibilité d'une réaction allergique (allergies) n'est pas exclue non plus. La percée des dents est souvent accompagnée d'atteintes de diarrhée.
Les dysentéries, causées par des infections intestinales (et généralement accompagnées de vomissements et d'accès de fièvre), sont très rares. Elles se signalent e.a. par l'aspect glaireux et verdâtre des selles et une odeur très pénétrante. Dans ce cas, vous devez immédiatement consulter votre pédiatre. Un bébé atteint de diarrhée ou de dysentérie a un grand besoin de liquide. Continuez à l'allaiter, mais faites-le téter plus souvent.
Dimension des seins
La dimension des seins n'a aucune importance pour la réussite de l'allaitement. La dimension dépend e.a. de la constitution et de la stature individuelles. La structure glandulaire d'une petite poitrine peut être aussi performante que celle de seins plus volumineux. D'autre part, des seins d'un volume important ne sont pas un obstacle à l'allaitement.
La quantité de lait produit et la dimension des seins ne sont pas interdépendantes. Les réserves ne constituent qu'une petite partie du repas. L'essentiel du lait nécessaire est produit en cours de tétée, dans les acini (un peu d'anatomie et de physiologie).
Ne vous laissez pas insécuriser! Vous remarquerez déjà en cours de grossesse que votre poitrine se modifie sous l'influence des hormones de grossesse. Elle s'agrandira une nouvelle fois lors de la montée laiteuse après l'accouchement. Pensez à cette évolution quand vous achetez un soutien-gorge. Quand, après quelques semaines, la production du lait aura trouvé son rythme de croisière, vos seins redeviendront plus souples et perdront un peu de volume. Cela ne signifie absolument pas que la production du lait a diminué et que le bébé n'en reçoit plus assez.
Dormir
Après avoir assouvi sa première faim, confortablement au sec dans ses couches fraîches, votre bébé peut s'assoupir dans vos bras en fin de tétée. A moitié endormi, il ne fait plus que suçoter, ses bras tombent, sa mâchoire se détend et il finit par lâcher le sein. Vous pouvez alors le recoucher doucement, même s'il n'a pas fait de renvoi. Votre bébé est peut-être un de ces petits "tétouilleurs" qui ont besoin de la chaleur et du confort du sein maternel pour s'endormir.
A l'opposé, on trouve des enfants qui ne s'endorment pratiquement jamais en cours de tétée. Pour s'endormir, ils préfèrent une petite balade ou un léger bercement.
Une petite berceuse (votre enfant apprécie votre voix, même si vous n'aimez pas vous entendre chanter) ou une autre musique douce peuvent l'aider à trouver le sommeil.
D'autres bébés n'ont aucune peine à s'endormir seuls. Leurs paupières tombent et ils s'assoupissent après quelques minutes au son de leurs propres "écholalies".
Autant de bébés, autant d'attitudes face au sommeil. Vous trouverez vite la manière la mieux adaptée pour permettre à votre enfant de bien s'endormir.
Doula
Des recherches scientifiques entreprises par Phyllis et Marshall Klaus démontrent que la présence d'une femme qui fournit un soutien émotionnel, une "Doula", a de nombreux avantages pendant l'accouchement.
La durée de l'accouchement est écourtée et les recours aux médicaments et à la césarienne sont nettement moins fréquents.
Ces conclusions ont mené à la création de services -Doula dans plusieurs pays européens. Au Luxembourg le projet "Doula" a été développé par "Initiativ Liewensufank". Il ne repose pas seulement sur l'accompagnement pendant l'accouchement, mais offre également un accompagnement des mères en situations difficiles, avant, pendant et après l'accouchement, et plus particulièrement pendant l'allaitement.
Douleurs post-natales
Après la naissance, votre utérus doit retrouver progressivement sa forme et sa dimension initiales. Au cours de ce processus, les fibres musculaires de l'utérus se contractent fortement, le volume diminue et les écoulements post-natals vont disparaître. Cette involution a lieu pendant les jours et semaines qui suivent l'accouchement.
Les douleurs post-natales, (tranchées utérines), se manifestent surtout les premiers jours, au moment de la tétée, lorsque l'effet de tétée stimule la production hormonale et la contraction de l'utérus.
Après une première naissance, les douleurs causées par les contractions de l'utérus sont moins marquées.
Après la naissance de votre deuxième, troisième ou quatrième enfant, vous sentirez nettement les contractions de l'utérus. Comme ces contractions ont lieu surtout pendant l'allaitement, cela peut diminuer le plaisir de donner le sein et avoir un effet perturbant sur le réflexe d'éjection du lait.
Reprenez les exercices respiratoires, appris au cours de la préparation à l'accouchement, pour contrer les douleurs de la naissance. Des exercices de relaxation peuvent également vous soulager.
Si les contractions entraînent des douleurs trop aiguës, demandez à votre médecin de vous prescrire un léger analgésique (médicaments).
Drogues
Il est indispensable de réaliser que tout ce que vous consommez passe dans le lait maternel. L'absorption occasionnelle et modérée d'une boisson alcoolique légère (bière, vin, champagne) ne fait pas de mal. La consommation, même occasionnelle, d'alcools forts est, par contre, catégoriquement déconseillée.
Si, pendant votre grossesse, vous n'avez pas réussi à cesser de fumer, faites un nouvel effort et essayez de renoncer au tabac pendant la période d'allaitement. Si vous n'y arrivez pas complètement, réduisez quand même votre consommation. Fumez moins, ne fumez pas en présence de votre enfant (ou d'un autre non-fumeur) et abstenez-vous de fumer avant la tétée.
Votre impuissance à renoncer à la cigarette ou à en réduire la consommation n'est toutefois pas une raison pour priver votre enfant du lait maternel. Car ce lait contient d'importants éléments immunologiques, capables de protéger le bébé contre les infections répétées des voies respiratoires. Du fait que, dans un ménage de fumeurs, les enfants souffrent nettement plus souvent de troubles des voies respiratoires, votre bébé aura grand besoin de votre lait pour sa propre protection. D'autant plus qu'aucune autre fonction protectrice du lait maternel n'est altérée par la nicotine.
Haschisch, marijuana, LSD, héroïne, cocaïne et autres drogues, dérivées de substances psychotiques, ont un effet désastreux sur l'état physique et psychique du nouveau-né.
Si vous êtes concernée par ce problème, il est impératif, dans votre intérêt et dans l'intérêt de votre enfant, de chercher de l'aide dans un centre de consultation pour personnes en état de dépendance de drogues et d'entrer en contact avec une conseillère en allaitement.
Durée d'une tétée
Une tétée peut prendre dix minutes ou encore deux heures, suivant l'intensité de la tétée, l'âge de l'enfant et le rythme d'écoulement du lait (appétit, individualité). Un nouveau-né met généralement plus de temps à boire qu'un enfant de quelques mois, qui se laisse facilement distraire. La durée d'une tétée ne peut donc pas se prescrire, sauf peut-être en cas de mamelons douloureux. Vous aurez d'ailleurs vite fait la différence entre "téter" et "suçoter". Le lait qui monte en fin de tétée, riche en calories et lipides, donne un sentiment de satiété à l'enfant. Mieux vaut donc ne pas le priver de ce lait par une limitation du temps de la tétée.

E

Ecoulement du lait
réflexe d'éjection du lait
Compresses d'allaitement
Coques d'allaitement
Emancipation
L'image et le rôle des femmes au sein de la société ont évolué de manière considérable au cours des dernières décennies. Sous l'impulsion d'associations féminines - pionnières dans la lutte pour les droits des femmes en matière d'éducation, d'emploi et de sécurité sociale - certains clichés ont fini par disparaître au profit de nouvelles réalités féminines, telles que la liberté de disposer de son corps et d'organiser sa vie en fonction de ses priorités personnelles.
Mais les clichés se suivent, même s'ils ne se ressemblent pas. Voilà donc, à la place de celui, bien galvaudé, de la femme au foyer, mère de famille nombreuse, soumise, dévouée et obéissante aux ordres du mari, la nouvelle image stéréotypée de la femme de carrière, sûre d'elle et ambitieuse, libérée de son rôle de mère par une société prévenante, de façon à pouvoir pleinement se consacrer à ses activités professionnelles.
Réalisant qu'émancipation et épanouissement personnel peuvent aussi être synonymes de choix individuel et différent, bon nombre de femmes optent aujourd'hui pour des modes de vie correspondant mieux à leurs aspirations individuelles et leurs convictions intimes.
Une femme qui sait tirer un maximum de son potentiel biologique, qui décide, dans un monde à prédominance masculine, d'avoir un enfant et de l'allaiter, peut vivre une expérience passionnante et sentir croître son assurance et sa confiance en soi. Le fait d'avoir porté un enfant pendant neuf mois, de l'avoir mis au monde et de le voir s'épanouir grâce au lait maternel contribue considérablement à l'accroissement de l'amour-propre d'une femme.
Elle doit pouvoir décider librement de reprendre ses activités professionnelles ou d'y renoncer pendant un temps plus ou moins long. Son rôle de mère allaitante et de femme au foyer ne l'oblige pas pour autant à s'isoler du monde (déplacements). Bien au contraire, de nombreuses femmes profitent de cette phase de leur vie pour s'engager en faveur d'une action sociale ou d'un projet susceptible d'apporter une plus grande qualité de vie à tous les membres de la société: femmes, hommes et enfants.
Engorgement
Pendant les premiers jours et semaines après la naissance, quand votre organisme doit s'adapter à ce que votre production de lait corresponde à la demande du bébé (fréquence des tétées), la possibilité d'un engorgement occasionnel n'est pas à exclure.
L'engorgement se manifeste par l'apparition, progressive ou soudaine, d'endroits durcis dans les seins.
Le sein est alors chaud, lourd, tendu, rouge et douloureux. Le mamelon se rétracte, et l'enfant a du mal à le saisir avec sa bouche. Cet état peut s'accompagner d'un malaise général, de maux de tête ou de courbatures et de fièvre (jusqu'à 38,5 C°).
Si vous ne réagissez pas rapidement à ce stade, il y aura risque de mastite.
Une production de lait supérieure à la demande peut-être à l'origine de l'‚engorgement, p.ex. lors de la montée du lait ou au moment où l'enfant ne manifeste plus le besoin de téter pendant la nuit, ou encore en cas de rhume ou lorsqu'il reçoit sa première alimentation solide.
Il se peut aussi que certains canaux galactophores soient comprimés, p.ex. à cause d'un soutien-gorge trop étroit ou le serrement d'une bretelle du kangourou.
L'engorgement peut aussi être causé par certaines situations psychiquement ou physiquement difficiles qui empêchent la mère de se détendre: peur d'une insuffisance de lait, fortes douleurs dues aux tranchées utérines ou à une suture du périnée, stress dû à de trop nombreuses visites, au surmenage, aux fêtes familiales ou encore situations conflictuelles entre partenaires (réflexe d'éjection du lait).
Dans tous les cas d'engorgement, il est important de chercher la vraie cause et d'y remédier si possible.
Certaines approches, décrites ci-après, peuvent également aider :
* Reposez-vous en vous alitant avec votre bébé. Demandez support auprès d'une conseillère en allaitement ou d'une sage-femme.
* Vous pouvez stimuler l'écoulement du lait avant la tétée (mais pas seulement au moment où le bébé la réclame en criant!) par l'application de chaleur humide (douche chaude, compresses humides et chaudes ou en plongeant vos seins dans un récipient rempli d'eau chaude).
Vous pouvez exprimer manuellement un peu de lait ou éventuellement le tirer brièvement à la pompe, afin de vider les sinus lactifères trop remplis en dessous de l'aréole et enlever ainsi un peu de pression pour faciliter la prise en bouche et le positionnement correct du bébé.
* Le plus important, c'est que le lait puisse couler:
o Mettez fréquemment l'enfant au sein, mais pas plus que toutes les deux heures, sinon vous risquez de trop stimuler la production de lait.
Pendant que votre bébé tète, vous pouvez légèrement masser les endroits durcis, en direction du mamelon. Prenez, en allaitant, des positions peu coutumières. Comme la mâchoire inférieure du bébé contribue le plus au massage de votre sein, posez-le de façon à ce que cette mâchoire soit en contact avec les endroits où vous sentez un durcissement. En position allongée, placez le bébé de sorte à ce que ses pieds soient dirigés vers la tête de lit. Cette position vous assurera un bon dégagement des parties supérieures de vos seins.
o Si, après la tétée, vos seins restent bien remplis et tendus, exprimez du lait à la main jusqu'à ce que la
tension soit sensiblement diminuée.
o Si vous n'y arrivez vraiment pas, vous pouvez avoir recours au Tire-lait. Ne pratiquez toutefois cette aspiration mécanique que pendant les minutes nécessaires à la détente de vos seins, car une aspiration prolongée stimule trop la production du lait.
* Après la tétée (ou après l'expression du lait), appliquez sur votre poitrine des compresses froides de fromage blanc, d'argile, de lotion "Retterspitz" ou simplement un sac de congélation rempli de glaçons ou de petits pois congelés. Ces traitements par le froid ont des effets analgésiques et anti-inflammatoires, tout en freinant la production excessive de lait.
En suivant ces mesures, vous devriez normalement sentir une nette amélioration endéans les 24 heures (pour un résultat complet, il vous faudra encore continuer à les appliquer un ou deux jours). Si tel n'est pas le cas, ne manquez pas de contacter un médecin favorable à l'allaitement ou de solliciter aide et conseils auprès d'une conseillère en allaitement, d'une sage-femme ou d'une Doula.
Il est utile de savoir qu'après un engorgement du sein, la partie atteinte peut rester rouge et douloureuse pendant quelques jours encore.
Enlever le bébé du sein
Ne tirez pas sur votre sein pour l'enlever de la bouche du bébé quand il est en train de téter. Cela pourrait provoquer des crevasses douloureuses. Interrompez le vide de la succion en introduisant, aux commissures des lèvres, votre doigt dans sa bouche. L'arrivée d'air supprimera le vide et lui fera lâcher prise. Vous pourrez alors le retirer facilement.
Expression du lait
tirer le lait

F

Fatigue
Quand le nouveau-né vous tient en haleine et que ses besoins noctures ravissent une partie de votre sommeil (sommeil du bébé allaiter pendant la nuit ), il y aura certainement des moments où vous tomberez de fatigue.
Si le manque de repos nocturne vous assomme pendant la journée, revoyez votre horaire.
Offrez-vous un peu de repos supplémentaire, en vous levant plus tard le matin ou en faisant une petite sieste bienfaisante en cours d'après -midi.
Profitez du sommeil du bébé pour vous reposer, ou
reposez-vous quand une autre personne s'en occupe (père, Doula).
Certains jours, vous vous sentirez peut-être tellement débordée (ménage), que vous n'arriverez même pas à préparer un repas. Pensez alors à ces collations rapidement préparées: légumes crus (carottes p.ex.), noix et fruits secs, milk-shakes aux fruits, muesli, tartines de pain complet au fromage, fines herbes et germes de céréales.
Un état de découragement, de grande lassitude et d'irritabilité et de perte de poids peut aussi être dû à un manque de vitamines B.
Revoyez vos habitudes alimentaires et consultez un médecin favorable à l'allaitement.
Femme et mère
émancipation
Formes des seins
La forme des seins est déterminée par le tissu conjonctif et la musculature pectorale. Par une contraction des muscles pectoraux, auxquels les seins sont suspendus (p.ex. en tirant vos épaules en arrière et en vous tenant bien droit), leur hauteur et leur forme se modifient.
Vous n'avez que peu ou pas d'influence sur la consistance du tissu conjonctif, qui dépend essentiellement de votre constitution personnelle. Evitez toutefois les tensions exagérées en réagissant correctement au moment de la montée laiteuse ou en cas d'engorgement.
Le port d'un soutien-gorge n'est pas indispensable, sauf si vous pratiquez un sport.
Certains exercices permettent d'entraîner la musculature pectorale et de maintenir les seins en forme.
L'épanouissement de votre corps en cours de grossesse, lors de l'accouchement et pendant la période d'allaitement vous aura sans doute fait comprendre que votre corps a actuellement des valeurs plus importantes que celles, purement esthétiques, sublimées par les magazines et les publicités.
Forme du mamelon
Normalement, ni la forme ni la taille de vos mamelons ne devraient faire obstacle à l'allaitement. Ne vous inquiétez donc pas si vos mamelons vous paraissent trop petits ou trop grands. Votre bébé saura s'y adapter.
Des mamelons plats ou ombiliqués (rétractés) peuvent toutefois compliquer le début de l'allaitement, du fait que le bébé n'arrive que difficilement à les saisir.
Si vous pressez du pouce et de l'index le bord de l'aréole, le mamelon plat se rétracte vers l'intérieur.
Les mamelons ombiliqués se reconnaissent à leur forme ombilicale. Ils sont totalement inversés et forment de petits creux aux bouts des seins.
La mise au sein en présence de mamelons plats ou ombiliqués demande patience et endurance, tant de la part du bébé que de la mère. Des compresses chaudes, un massage et l'expression manuelle pour provoquer un début d'écoulement du lait, peuvent s'avérer nécessaires et utiles avant la tétée. Mettez le bébé au sein dès qu'il manifeste sa faim, pour éviter qu'il ne s'impatiente et ne s'énerve à la recherche du mamelon (coques forme-mamelons).
Souvenez-vous à chaque mise au sein que le bébé devra happer par sa bouche non seulement le mamelon, mais également une partie de l'aréole.
Evitez de déranger les instincts et réflexes naturels de l'enfant par l'introduction de tétines, biberons ou téterelles.
Patience et soutien compétent vous aideront à surmonter ces obstacles.
Fréquence des tétées
Le rythme des tétées dépend avant tout de la quantité de lait absorbée par l'enfant au cours d'un repas au sein (durée de la tétée appétit).
Il ne pourra pas être question d'horaire précis pendant les premiers temps. En allaitant votre enfant à la demande, vous remarquerez que les intervalles peuvent varier entre 2 et 6 heures, tout comme il peut parfois arriver que le bébé manifeste sa faim à chaque heure.
Frères et sœurs
La présence d'un petit "jaloux", qui n'attend que l'occasion de vous accaparer et de troubler le déroulement de la tétée, n'est pas de tout repos. Prémunissez-vous contre les tentatives de perturbation en meublant le temps de la grande sœur ou du grand frère d'activités intéressantes (servez un petit repas, offrez une boisson favorite) et veillez à les faire passer aux toilettes avant de commencer à allaiter.
Tant mieux si le père ou une autre personne de confiance sont disponibles au moment de la tétée, pour occuper les "grands". Cela vous permettra de savourer calmement le tête-à-tête avec votre bébé.
Si tel n'est pas le cas, il vous reste, en allaitant, toujours une main de libre pour déboutonner un vêtement ou proposer un jouet. Vous pourrez aussi feuilleter un livre ou raconter une histoire à votre "aîné(e)" blotti(e) contre vous.
Parfois les aînés demandent aussi à goûter le lait. La décision d'accéder à leur demande ne tient qu'à vous et ne nuira pas au bébé. Certains enfants se désintéressent du sein dès qu'on a cédé à leur volonté. D'autres voudront, après l'expérience, retourner à l'état de bébé-téteur.
Fumer
Drogues

G

Gâter l'enfant
D'aucuns vous feront entendre que vous "gâtez" votre bébé en le prenant souvent dans vos bras et en lui donnant le sein dès qu'il se manifeste. D'autres feront la même remarque en vous voyant porter bébé dans une écharpe, à la méthode kangourou.
Rappelez-vous que, par ces gestes, vous répondez tant à vos propres besoins affectifs et pratiques qu'à ceux de votre enfant. Continuez donc à vous organiser comme bon vous semble et à suivre vos convictions personnelles.
Peut-être qu'il se trouvera même quelqu'un pour vous "conseiller" de laisser bébé pleurer pendant la nuit, afin qu'il s'habitue à dormir en continu et à rester seul.
Dans ce cas, mettez-vous à la place de ce petit être encore très dépendant, qui ne peut pas se procurer seul ce dont il a besoin. Ses cris et pleurs sont un moyen de vous communiquer qu'il a besoin de vous. Répondez-y en le prenant auprès de vous. Votre propre bien-être n'est, après tout, pas non plus exclusivement fait d'aliments et de vêtements propres.
Grève de tétée
Il se peut que votre enfant refuse subitement de prendre le sein.
Cette "grève" peut avoir différentes raisons:
* Le bébé n'a pas faim.
* Le bébé est peut-être distrait par autre chose et a besoin de plus de calme.
* Son nez bouché par un rhume, l'empêche de respirer pendant la tétée.
* La dentition lui cause des douleurs gingivales, qui lui font interrompre la tétée en criant. Un anneau de mastication bien froid le soulagera.
* Votre lait s'écoule trop vite (coliques, surabondance de lait).
* Votre odeur corporelle est différente. Vous avez changé de déodorant, de parfum ou de savon, ou vous portez un vêtement emprunté.
* Peut-être venez-vous de réagir à un petit mordillement que bébé vous a infligé en début de tétée? Il aura besoin de quelques paroles réconfortantes pour se calmer (mâchonnement, mordillement).
* Votre enfant a pris un biberon et s'est habitué à cette façon de boire. Vous aurez besoin de beaucoup de patience pour le réhabituer aux repas au sein. Faites couler le lait avant la mise au sein et n'attendez pas jusqu'à ce que l'enfant manifeste sa faim en criant. Vous réussirez peut-être mieux à faire téter votre bébé en état de demi-sommeil ou au cours d'un bain commun.
* Il se peut aussi que votre enfant ne soit plus intéressé par la tétée et souhaite le sevrage. Une première phase du sevrage peut se situer vers le 8e mois de vie. Souvent alors l'enfant a pris goût à d'autres aliments, et le sein maternel a un moindre attrait.
Certaines des situations énoncées ci-dessus vous inciteront peut-être à demander le soutien d'une conseillère en allaitement.
Groupes d'allaitement
Vous et votre enfant, tout comme les pères qui souhaitent participer, êtes les bienvenus aux rencontres des groupes d'allaitement. Ces réunions informelles vous offrent l'occasion de voir comment d'autres mères allaitent et s'occupent de leurs nourrissons.
Vous y apprendrez aussi comment d'autres femmes ont résolu certains problèmes en relation avec l'allaitement. Généralement, les femmes sortent réconfortées de cet échange d'expériences. Elles se sentent rassurées quant à leur capacité d'allaiter et sont plus déterminées à surmonter d'éventuels obstacles.
Les rencontres des groupes sont dirigées par une conseillère ou une sage - femme, experte en allaitement (voir adresses utiles).
Si vous avez besoin d'un conseil et que votre emploi du temps vous empêche de vous déplacer, n'hésitez pas à solliciter téléphoniquement l'aide d'une conseillère en allaitement. Vous trouverez les numéros de téléphone en fin de brochure.
Grossesse, nouvelle
Si une nouvelle grossesse s'annonce pendant la période d'allaitement, vous vous demanderez certainement si le moment est venu de sevrer ou de continuer.
Au cas où vous décidez de ne pas continuer d'allaiter, sevrez votre enfant de manière douce mais conséquente.
Certaines femmes continuent à allaiter pendant leur nouvelle grossesse. Elles remarqueront peut-être que leur enfant réclame plus d'aliments solides. Leurs mamelons seront peut-être douloureux lorsque l'enfant commence à téter. Ceci est dû aux adaptations hormonales à la nouvelle grossesse.
Si vous continuez d'allaiter, veillez tout particulièrement à vous alimenter de manière suffisante et équilibrée.
Si vous allaitez encore à la naissance de votre nouveau bébé, votre lait sera probablement tout prêt.
Vous trouverez soutien et conseil auprès d'un groupe d'allaitement.
Gymnastique post-natale
Après l'accouchement, une gymnastique post-natale permet de raffermir les tissus et la musculature pelvienne et de prévenir d'éventuels problèmes de prolapsus et d'incontinence.
Donnez la préférence aux cours qui vous permettent d'emmener votre bébé et de l'allaiter pendant le cours. L'organisation sera d'autant plus facile si le père vous accompagne et assume la garde du bébé dans une chambre annexe. Cela vous permettra de vous consacrer pleinement au cours, tout en étant en mesure d'allaiter votre enfant en cas de demande.

H

Handicap
La révélation d'un handicap, que ce soit avant la naissance, au moment de l'accouchement ou plus tard, est toujours une épreuve extrêmement dure et difficile à supporter pour les parents. Ils ne devront pas seulement se détacher de l'image rêvée de leur enfant, mais en plus vivre avec son infirmité et assumer ses problèmes réels.
Un bébé handicapé a autant, sinon plus qu'un enfant en bonne santé, besoin d'un entourage sécurisant, de contact et de lait maternel.
L'allaitement peut vous aider à renforcer les liens affectifs et à surmonter certains obstacles.
La nature du handicap de votre enfant peut créer des problèmes de succion et déglutition. A force de patience et à l'aide d'une approche d'allaitement adaptée (conseillère en allaitement), il est généralement possible de les surmonter. Ne vous découragez donc pas.
L'expérience prouve que de nombreux enfants atteints d'un handicap mental (trisomie 21 p.ex.), ou d'une anomalie buccale (telle que la scissure palatine), ont pu être allaités au sein.
Si vous avez besoin d'un soutien moral et de conseils, n'hésitez pas à vous adresser à une conseillère en allaitement (adresses en fin de brochure) hospitalisation du bébé.
Hôpitaux - Amis des Bébés
L'initiative "Hôpitaux-Amis des bébés", lancée en juin 1991 par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l'UNICEF s'adresse, au niveau mondial, à tous les établissements qui assurent des services de maternité et donnent des soins aux nouveaux-nés. Sous l'intitulé "Protection, encouragement et soutien de l'allaitement maternel: le rôle spécial des services liés à la maternité", les 10 conditions déjà énoncées dans une déclaration commune OMS/Unicef en 1989 ont été définitivement adoptées. Leur but est de protéger, encourager et soutenir l'allaitement et de souligner l'importance des maternités pour un bon début de l'allaitement. Les maternités et cliniques qui remplissent ces dix conditions, ont droit au label "Hôpital-Ami des bébés".
Voici ces dix conditions:
1.Adopter une politique d'allaitement maternel formulée par écrit et systématiquement portée à la connaissance de tout le personnel soignant.
2.Donner à tout le personnel soignant les compétences nécessaires pour mettre en oeuvre cette politique.
3.Informer toutes les femmes enceintes des avantages de l'allaitement au sein et de sa pratique.
4.Aider les mères à commencer d'allaiter leur enfant dans la première demi-heure suivant la naissance.
5.Indiquer aux mères comment pratiquer l'allaitement au sein et comment entretenir la lactation, même si elles se trouvent séparées de leur nourrisson.
6.Ne donner aux nouveau-nés aucun aliment ni aucune boisson autre que le lait maternel, sauf indication médicale.
7.Laisser le nouveau-né avec sa mère vingt-quatre heures par jour (Rooming-in).
8.Encourager l'allaitement au sein à la demande de l'enfant.
9.Ne donner aux enfants nourris au sein aucune tétine artificielle ou sucette.
10.Encourager la constitution d'associations de soutien à l'allaitement maternel et leur adresser les mères dès leur sortie de l'hôpital ou de la clinique.
A l'aide d'un questionnaire d'évaluation, une équipe indépendante, externe, reconnue par l'OMS et l'UNICEF, vérifie l'application des 10 conditions par des interviews au niveau de la direction de l'établissement hospitalier, du personnel et des mères, et par des observations et l'analyse du matériel écrit.
Pour préserver, à moyen et à long terme, la qualité des prestations hospitalières et justifier l'attribution de la plaque, des réévaluations sont faites régulièrement.
Au début de l'année 99, 362 établissements hospitaliers européens étaient reconnus "Hôpitaux-Amis des bébés". A cette date, rien qu'en Suisse, 24 cliniques et une maison de naissance avaient réussi à obtenir la plaque. Alors que l'Allemagne dispose actuellement de 11 cliniques reconnues, l'Autriche de 7 et l'Espagne de 4, la Suède occupe la première place, étant donné que tous ses établissements hospitaliers sont certifiés "Hôpitaux-Amis des bébés".
Au Luxembourg, certains établissements hospitaliers sont en train de mettre en pratique les 10 conditions, sans toutefois avoir réussi, à ce jour, à obtenir la reconnaissance finale.
Hospitalisation de la mère
Remettez à plus tard, dans la mesure du possible, une intervention qui n'est pas urgente. Attendez jusqu'à ce que votre bébé soit un peu plus âgé.
Si toutefois votre hospitalisation est inévitable et que vous souhaitiez continuer à allaiter, cherchez un établissement hospitalier qui vous permet d'emmener votre enfant, afin d'éviter la séparation.
A défaut d'un tel arrangement et à condition que vous ne devez pas prendre un médicament nocif pour le bébé, vous pourrez tirer et conserver votre lait, de façon à en faire profiter votre enfant.
Certaines interventions peuvent être pratiquées de manière ambulatoire.
Pesez en tout cas le degré d'importance que vous accordez à l'allaitement. En décidant de continuer à allaiter, dites-vous que ce moment de crise n'est que passager et que, plus tard, vous vous féliciterez de pouvoir remettre votre enfant au sein.
Hospitalisation du bébé
Si votre bébé doit être hospitalisé, essayez de trouver une clinique qui vous permettra de rester auprès de lui (Rooming-in). Faites tout votre possible pour éviter une séparation. A défaut, insistez pour pouvoir lui rendre de fréquentes visites, l'allaiter et le réconforter.
Vous pourrez, en attendant, tirer votre lait et le conserver. Concertez-vous avec le médecin et le
personnel de santé, pour qu'en votre absence le bébé soit nourri avec votre lait.
Une conseillère en allaitement peut vous fournir des informations utiles et vous faire profiter de l'expérience d'autres mères qui ont continué à allaiter pendant que leur bébé était hospitalisé (p.ex. pour une luxation de la hanche, l'opération d'une hernie, etc...).
Hygiène
Une bonne hygiène corporelle est évidente. Evitez toutefois de savonner vos mamelons en prenant une douche. Le savon détruit le film protecteur naturel de la peau.
Pendant votre séjour à la maternité, veillez à laver vos mains avant chaque tétée, de façon à mettre vos seins et votre bébé à l'abri des germes hospitaliers.
Le lavage des mains avant la tétée est également indispensable pendant la période des saignements post-nataux (lochies). Plus tard, le lavage des mains aura moins d'importance et ne sera d'ailleurs pas toujours possible, comme p.ex. au cours de promenades.
Il n'est, à aucun moment, nécessaire de désinfecter vos mains ou vos seins - cela serait même mauvais pour la peau vulnérable des mamelons. L'odeur, souvent pénétrante, des solutions désinfectantes fera perdre au bébé son repère sensoriel et pourra même l'empêcher de téter.
Après la tétée, vous pouvez laisser sécher, sans les essuyer, quelques gouttes de lait sur vos seins. Les propriétés anti-inflammatoires et curatives du lait maternel permettent de soigner la peau du mamelon et font guérir les petites fissures, crevasses ou écorchures douloureuses.

I

Individualité du bébé
Votre instinct maternel ne se manifestera pas forcément dans toute son ampleur dès la première fois que vous tiendrez votre enfant dans vos bras. Il vous faudra éventuellement un peu de temps pour établir et renforcer le lien mère-enfant.
Si vous n' êtes pas séparée de votre enfant, vous découvrirez vite que ce petit être est unique. Vous le reconnaîtrez aux traits de son visage et au son de sa voix, au rythme de sa respiration et à sa manière de téter votre sein.
C'est que, dès le début de sa vie, votre enfant est un individu à part entière. Il n'y a pas de nouveau-nés ou de bébés typiques. Chaque enfant a sa propre personnalité.
Il se peut que, pendant la grossesse ou dans vos rêves, vous ayez imaginé un bébé très différent du petit être que vous venez de mettre au monde.
A la découverte de sa personnalité et dans le respect de ses différences, vous développerez ce sentiment d'attachement dont seront empreintes vos futures relations avec votre enfant.
En acceptant, tel qu'il/elle est, ce petit compagnon de chemin, vous vous éviterez bien des problèmes.
Insuffisance de lait
Si vous allaitez votre bébé au rythme de ses besoins, au moins 6-8 fois endéans 24 heures - au début éventuellement 10-12 fois - il est peu probable que vous ayez trop peu de lait.
Vous trouverez d'importantes informations supplémentaires en consultant les rubriques suivantes :
appétit apparence du lait durée de la tétée soif poids fréquence des tétées individualité du bébé selles besoin de téter cris et pleurs poussée de croissance pesée suppléments alimentaires.
En donnant le sein plus souvent, vous pouvez augmenter la production du lait. Ne vous découragez pas dans cette situation difficile. Demandez conseil et soutien à une amie expérimentée, à une sage-femme ou à une conseillère en allaitement. Après quelques jours de repos et l'analyse exacte des causes, vous arriverez à maîtriser le problème.

J

Jaunisse, ictère physiologique
Les nouveau-nés font souvent une petite jaunisse due à la décomposition progressive par le foie de globules rouges en surnombre.
Cela n'a rien d'anormal et vous pouvez tranquillement continuer à allaiter votre enfant. Mais l'ictère peut le fatiguer et le faire s'endormir plus souvent en cours de tétée. Pour éviter qu'il ne se déshydrate, faites-le téter plus souvent. Réveillez-le, au moins par intervalles de trois heures, pour lui donner le sein et assurer son approvisionnement en liquide, très important pour accélérer l'élimination de la bilirubine (pigment de la bile, dont l'accumulation cause la jaunisse).
Même en cas de jaunisse, le bébé n'aura pas besoin d'autres apports liquides que ceux de votre lait, car ce lait est le seul à contenir les facteurs capables de lier la bilirubine et de favoriser ainsi son élimination.
En cas de nécessité, une photothérapie est faite. Les bébés sont alors placés sous une lampe spéciale pour accélérer le processus d'élimination de la bilirubine. Cette photothérapie peut toutefois être interrompue et le bandeau de protection des yeux peut être enlevé pour la tétée.
Si le traitement par photothérapie rend nécessaire le transfert de l'enfant dans un autre établissement hospitalier, demandez, dans la mesure du possible, de pouvoir rester auprès de lui, afin de pouvoir continuer à l'allaiter (hospitalisation du bébé expression du lait).
Jumeaux
Des bébés jumeaux peuvent être allaités sans problème, d'autant plus que les tétées fréquentes stimulent la production de lait et l'adaptent au double besoin (production du lait).
Afin de pouvoir vous consacrer pleinement à vos jumeaux et vous aménager quand même un peu de temps libre pour vous reposer, faites-vous aider pour les travaux ménagers, les courses, etc.
Pour allaiter les deux enfants en même temps, positionnez-les, ou bien tête à tête, leurs jambes sous vos bras, ou bien l'un en face de l'autre, leurs têtes soutenues par vos bras et leurs jambes se faisant face.
Mais les jumeaux peuvent avoir des rythmes différents, ce qui empêche la tétée simultanée.
Certaines mamans préfèrent d'ailleurs allaiter leurs jumeaux l'un après l'autre, en réveillant le premier bébé un peu plus tôt et en faisant téter le second après que le premier ait terminé.
Si les deux enfants tètent de manière égale, vous pouvez toujours faire boire chacun à "son" sein. Si toutefois le réflexe de succion d'un bébé est plus faible, mieux vaut alterner régulièrement les seins pour stimuler la production de lait de façon égale des deux côtés.
Si, au début, l'allaitement de vos jumeaux vous paraît difficile, n'hésitez pas à faire appel à l'expérience d'une conseillère en allaitement ou d'un groupe d'allaitement et à solliciter une assistance à domicile (Doula).

L

Lait en surabondance
Si le jaillissement de votre lait est rapide et abondant, il arrive que votre bébé lâche fréquemment le sein en criant (grève de tétée). Il est également possible qu'il soit pris de coliques dues à la quantité d'air avalé au cours de la tétée.

Pour éviter une 'grève de tétée', vous pouvez p.ex. allaiter en position couchée sur le dos. Soutenez de votre main le front du bébé, calez bien votre coude pour soutenir le poids de sa tête


Veillez à lui faire faire des renvois à plusieurs reprises, pendant et après le repas au sein.
Il y a plusieurs recettes pour maîtriser cette situation de surabondance:
* Si vous constatez qu'un sein est moins rempli que l'autre (= celui auquel l'enfant a bu à la fin de la dernière tétée), offrez ce sein en premier. Le bébé pourra assouvir sa première faim en buvant avidement un lait qui coulera plus lentement. Après un petit renvoi, il pourra téter de façon moins assidue le côté abondant.
* En ne donnant qu'un sein par tétée, vous stimulerez moins la production de lait et votre problème de sur-abondance sera éventuellement résolu. Certaines femmes arrivent à freiner le jaillissement du lait en début de tétée par apposition des paumes de la main sur le sein.
* D'autres mères en situation de surabondance ont fait de bonnes expériences en allaitant, couchées sur le dos et en tenant leur enfant sur leur ventre.
Si vous avez vraiment l'impression d'avoir trop de lait, vous pouvez freiner la production en buvant une infusion de sauge (une à deux tasses réparties sur 24 heures) (engorgement).

M

Mâchonnement, Mordillage
Pendant la tétée, la langue du bébé se trouve sous le mamelon. En tétant, il ne peut donc pas mâchonner ou resserrer ses mâchoires. Ce phénomène peut cependant se produire au début ou en fin de tétée.
La douleur causée par la poussée de ses premières dents et le besoin d'exercer une pression sur ses gencives peuvent inciter l'enfant à chercher un soulagement en mordant (dentition).
Parfois le bébé mâchonne par curiosité, question de tester la réaction de sa maman. Par un "non" calme et ferme et en l'enlevant du sein, vous lui apprendrez que son comportement ne vous plaît pas.
En mordillant et en mâchouillant, votre enfant veut peut-être aussi vous faire savoir qu'il n'a plus faim ou attirer votre attention, si votre esprit est ailleurs.
Les bébés plus âgés pratiquent parfois le mordillage pour manifester leur manque d'intérêt pour le repas au sein.
Quand l'enfant est enrhumé, il a du mal à coordonner respiration, succion et déglutition. Dans ce cas, il peut lui arriver de mordre sans le vouloir (rhume).
Maladies de la mère
Une grippe ou une autre maladie banale ne devraient, en principe, pas vous inciter à interrompre l'allaitement. Car, avant son apparition, votre enfant a déjà été en rapport avec les germes et il ne faut pas oublier que le lait maternel lui fournit également les anticorps correspondants.
Emmenez-le dans votre lit et essayez de trouver une aide à domicile.
Si vous devez prendre des médicaments, demandez à votre médecin de vous en prescrire qui sont inoffensifs pour votre bébé (médicaments).
Une conseillère ou un groupe d'allaitement peuvent vous fournir des renseignements supplémentaires.
Vous pouvez également continuer à allaiter en cas d'engorgement et de mastite.
Maladies du bébé
Les bébés allaités jouissent en général d'une bonne santé et tombent moins souvent malades que les enfants nourris au biberon. Il n'est que normal qu'un enfant malade éprouve plus souvent le besoin de téter. Si l'enfant reçoit déjà une alimentation solide, il se peut qu'il refuse de la prendre. Si vous allaitez selon les besoins accrus de l'enfant, votre production de lait s'adaptera vite à la nouvelle demande.
Evitez, en tout cas, de sevrer un enfant malade. Il supporterait difficilement cette épreuve supplémentaire (rhume, hospitalisation du bébé).
Mamelons douloureux
crevasses
Mamelons ombiliqués
forme des mamelons
Mamelons plats
forme des mamelons
Massage des seins
écoulement du lait, engorgement mastite
Les mouvements rythmiques et le contact sensoriel de la peau, qui accompagnent un massage en douceur, ont un effet bénéfique sur la production de lait.
Cet effet est particulièrement souhaitable, si vous vous trouvez dans l'impossibilité d'allaiter directement votre enfant au sein (séparation) et que vous devez exprimer ou tirer votre lait.
Un massage relaxant des seins peut également favoriser l'écoulement du lait en cas d'engorgement, ou d'un canal galactophore bouché.
Une sage-femme ou une conseillère en allaitement peuvent vous initier à la pratique d'un auto-massage bienfaisant, de l'aréole ou des seins, suivant vos besoins ou de l'effet voulu.
Si vous décelez un endroit durci quelque part dans vos seins, massez-le en douceur en direction du mamelon, avant la mise au sein ou pendant la tétée. Evitez toutefois de trop insister pour ne pas endommager, par une trop forte pression, les acini, les canaux et les sinus galactophores.
Massage pour bébés
La peau est le plus grand organe sensoriel de l'être humain.
La peau d'un bébé a besoin de tendresse dès les premiers instants de sa vie.
C'est par le contact chaleureux ressenti au niveau de sa peau que l'enfant est sécurisé, réconforté, stimulé et qu'il découvre un sentiment de continuité.
Un cours de massage pour bébés contribue au développement d'une relation parents-enfant harmonieuse et offre l'opportunité de faire plus ample connaissance. Particulièrement pendant les premières semaines et les premiers mois, les mouvements rythmiques et les caresses aident l'enfant à se détendre et lui font prendre conscience de son corps.
Si vous avez décidé de suivre un cours de massage pour bébés, optez pour celui qui vous fournit des instructions pour la pratique du massage à domicile et qui, du point de vue temps et espace, vous permet d'allaiter durant le cours.
Mastite
Cette inflammation de la glande mammaire est souvent due à un engorgement non-décelé ou auquel on n'a pas réagi correctement.
La mastite se révèle par des symptômes grippaux, des maux de tête relativement violents, principalement au niveau des sinus frontaux, et des accès de fièvre pouvant monter jusqu'à 40 °C.
En cas de mastite, il est recommandé d'avoir recours à toutes les mesures conseillées dans la rubrique engorgement.
Si le bébé refuse un sein, parce que le lait qui en sort est plus chaud et un peu plus salé, il est indispensable de tirer ce lait (tirer le lait) et d'offrir l'autre sein, dont la production s'adaptera au besoin supplémentaire.
A défaut d'amélioration sensible dans les deux jours, consultez votre médecin. Il vous prescrira sans doute un médicament antibiotique compatible avec l'allaitement et qui vous soulagera.
Il est rare qu'une mastite se termine en abcès, sauf en cas de traitement tardif ou inadéquat.
De toute façon, offrez-vous quelques journées de repos au lit et demandez l'assistance d'une sage-femme indépendante et d'une aide supplémentaire Doula.
Médicaments
Une petite quantité des substances médicamenteuses absorbées pendant la période d'allaitement passera dans le lait maternel, mieux vaut donc consulter votre médecin et lire attentivement la notice d'emploi avant de prendre un médicament.
A l'exception de produits radio-actifs et de médicaments pour le traitement d'un cancer, tous les médicaments utilisés en pédiatrie pour le traitement de nouveau-nés et d'enfants en bas âge sont, en principe, compatibles avec l'allaitement.
Il existe d'ailleurs, pour la plupart des maladies, des médicaments qui ne présentent aucun risque pour l'enfant allaité. Faites savoir à votre médecin que vous souhaitez continuer à donner le sein et qu'un sevrage abrupt et prématuré ne ferait que compliquer votre situation. Si on vous a recommandé de tirer et de jeter votre lait pendant la durée du traitement, pensez aux suites négatives que ce choix peut engendrer. La continuation de l'allaitement permet en effet à une mère malade d'entretenir une relation physique et affective avec son enfant, tout en lui fournissant une alimentation appropriée, en ne compliquant pas davantage sa situation de mère malade.
Une liste actualisée de médicaments compatibles avec l'allaitement est à votre disposition auprès des conseillères en allaitement ainsi que des groupes d'allaitement (maladie de la mère contraception).
Ménage
Rien ne sera plus comme avant après la naissance de votre enfant, et l'organisation de votre ménage se trouvera changée du jour au lendemain. Si, du temps où vous étiez professionnellement active, les tâches ménagères étaient déjà équitablement réparties entre vous et votre partenaire, vous avez tout intérêt à continuer de la sorte.
Parfois vous serez tellement accaparée par les besoins de votre enfant, qu'il ne vous restera que très peu de temps pour vous occuper du ménage.
Si, jusqu'à présent, votre partenaire n'a que peu ou pas du tout participé aux travaux ménagers, persuadez-le de contribuer à l'avenir. N'hésitez pas à profiter de l'aide offerte par la famille et les amis, si vous vous sentez débordée par les soins et les exigences d'un bébé aux besoins intenses.
Aménagez votre emploi du temps en fonction de vos priorités, pour éviter le débordement et le surmenage.
Souvent, il est inutile de repasser la totalité du linge, tout comme il suffit parfois d'un rangement sommaire pour remettre un peu d'ordre.
Quelques réserves d'aliments vite préparés vous permettront, après une nuit blanche, de vous reposer jusqu'à midi à côté de votre bébé, enfin endormi.
Mise au sein
Positionnement correct
Mode de vie
Avant la naissance, de nombreux parents rêvent d'une "vie en rose" en compagnie de leur bébé.
Ce rêve peut toutefois vite tourner au désenchantement, lorsque la présence d'un nouveau-né met quotidiennement en question leur manière de vivre habituelle.
Vous ne verrez peut-être aucun inconvénient à réorganiser votre vie en fonction de nouvelles priorités, alors que, pour certains parents, cette adaptation s'avère problématique, voire même irritante.
Quelle que puisse être votre propre réaction, rendez-vous compte du fait que ces premiers temps, en compagnie de votre enfant, sont irremplaçables. Prenez donc le temps et la patience nécessaires pour vivre pleinement tous ces heureux instants et consolez-vous à l'idée que certaines situations plus difficiles ne sont que passagères.
Cernez ce qui vous est particulièrement important et orientez votre manière de vivre en fonction de vos choix personnels. Petit à petit, vous arriverez à trouver un rythme commun avec votre bébé, sans pour autant renoncer à certaines de vos activités préférées (natation ou autres activités physiques, visites, réunions, cours).
Montée laiteuse
Le colostrum est présent dans les seins dès l'accouchement. Quelques écoulements de colostrum peuvent déjà avoir lieu pendant les derniers mois de grossesse. Les petites quantités de ce premier lait sont tellement riches qu'elles suffisent jusqu'à la montée du lait, que vous pourrez encourager par de fréquentes tétées (première tétée fréquence des tétées) au cours des premiers jours qui suivent la naissance.
Entre le 2e et le 4e jour après l'accouchement, vous constaterez que, sous l'effet de la montée du lait, vos seins augmentent de volume, se réchauffent et se remplissent, parfois au point de se durcir douloureusement.
Faites téter votre enfant aux premiers signes de la montée laiteuse, pour éviter tout problème.
Un sein "plein" et un réflexe d'éjection du lait mal installé peuvent causer des complications telles qu'‚engorgement parfois suivi d'une mastite.
Il se peut aussi que, le jour de la montée du lait, votre corps réagisse par une hausse de température. Cela prouve qu'il est en train de s'adapter à ses nouvelles fonctions et que bientôt votre lait coulera en abondance.
Si vous allaitez "sur demande" (fréquence des tétées), il est peu probable que la montée du lait vous pose un problème.
Muguet
Le muguet est une infection fongique (candidose) relativement fréquente chez les bébés. Vous le reconnaîtrez aux plaques rondes et blanches qui se forment sur la muqueuse buccale. Souvent l'infection s'étend également aux muqueuses du tube digestif de l'enfant, ce qui explique l'irritation tenace de la peau de ses fesses.
Cette invasion fongique massive de son tube digestif, tout comme l'irritation cutanée qu'elle entraîne, peuvent être à l'origine des cris plaintifs du bébé.
Si, sans signes d'irritation apparents, vous ressentez des douleurs au niveau des mamelons ou des brûlures dans la poitrine, vous avez probablement été contaminée par votre enfant.
Certains vieux remèdes se sont avérés utiles, tant pour la mère que l'enfant:
* Faites préparer en pharmacie une teinture de ratanhia et de myrrhe (existe tout prêt en produit Weleda). Cette teinture doit être allongée d'eau jusqu'à ce que - appliquée avec un bâtonnet ouaté - elle ait un effet bienfaisant sur vos propres muqueuses buccales. Le rinçage de la bouche et le nettoyage au pinceau à l'eau claire enlèvent également aux champignons le terrain propice à leur prolifération.
* Vous pouvez aussi baigner vos mamelons dans une solution composée d'une cuillère de vinaigre et d'une tasse d'eau.
Faites un usage fréquent des deux remèdes et veillez à une stricte hygiène, pour éviter de contaminer d'autres membres de la famille.
N'oubliez pas que tous les objets que votre enfant portera d'habitude à la bouche risquent de raviver l'infection.
En cas de désarroi, contactez une conseillère en allaitement qui vous donnera d'autres conseils utiles. A défaut d'amélioration, après quelques jours, adressez-vous à votre médecin qui vous prescrira un traitement anti-fongique.

N

Ne pas allaiter
Au cours des dernières décennies, la promotion très poussée du lait industriel pour bébés a fini par suggérer l'idée du libre choix entre deux systèmes nutritionnels équivalents: l'allaitement et le biberon.
En parcourant les rubriques avantages de l'allaitement et composition du lait maternel, vous constaterez que tel n'est pas le cas.
La peur d'un état de dépendance ou la crainte de perdre les avantages de l'‚émancipation influencent souvent la décision d'une femme.
En tout cas, chaque femme devra, après s'être bien informée, faire son propre choix.
Il est toutefois important de réaliser qu'après une naissance votre corps est prêt à produire du lait et qu'il faudra, pour réprimer ce processus naturel, prendre des médicaments qui peuvent avoir des effets secondaires.

P

Partenariat
La mutation du couple vers le rôle de parents, à la naissance du premier enfant, ne se fait pas toujours d'elle-même.
Votre ménage comprend désormais - et à long terme - un petit convive fort exigeant, qui rognera plus d'une fois sur le temps de votre vie de couple.
Certaines femmes vivent de façon intense cette union symbiotique de l'allaitement et de la constante présence de leur bébé. Elles ont besoin de temps pour s'adapter à vivre leur nouveau rôle en tant que mère. Après cette phase, elles retrouveront du temps à consacrer à leur partenaire.
Cette première phase d'épanouissement maternel peut être relativement frustrante pour le père et même susciter une certaine jalousie envers le bébé qui vous accapare et envers la forte relation affective que vous avez avec votre enfant (pères).
Il peut également y avoir quelques problèmes d'ordre sexuel, p.ex. quand une suture du perinée met du temps à guérir ou quand le tissu cicatrisé vous cause des douleurs pendant les relations sexuelles.
Par ailleurs, pour une femme qui tombe de fatigue, le besoin d'un peu de tendresse et de sollicitude peut momentanément primer sur le désir d'avoir des relations sexuelles.
Une femme qui a bien vécu son accouchement, qui n'a pas eu de suture du périnée et qui allaite sans aucun problème, appréciera bientôt les relations affectives et sexuelles au même degré qu'avant la naissance. Ces retrouvailles peuvent être accélérées par l'aide et le soutien solidaire d'un partenaire soucieux d'empêcher le surmenage physique et psychique de sa compagne. Il est important que les deux partenaires consacrent du temps l'un à l'autre, expriment leurs sentiments et leurs désirs et examinent ensemble comment maîtriser la situation actuelle et future.
Cela peut s'avérer difficile, si l'un des partenaires, ou parfois les deux, ont des activités professionnelles qui leur laissent peu de temps pour se voir - et encore moins pour se parler - au cours de la semaine.
Dans ce cas, vous vous féliciterez certainement d'avoir assisté, pendant votre grossesse, à un cours de préparation à l'accouchement, qui vous aura appris e.a. à faire face à certaines situations conflictuelles.
Si vous souhaitez tous les deux vous retrouver seuls pendant quelques heures, ou même une demi-journée, priez une personne proche ou une voisine de garder votre enfant. Vous pourrez tirer votre lait et ensuite prendre votre temps pour discuter de façon décontractée et puiser des forces pour les jours à venir.
Pères
Pour un homme, désireux de construire une forte relation affective avec son enfant, le rôle de père n'est pas des plus faciles. C'est un rôle qu'il n'a pas appris et qui - surtout s'il exprime sa tendresse envers son enfant et partage en plus les tâches ménagères - se heurte souvent à l'incompréhension railleuse de son entourage masculin, collègues, membres de la famille ou copains.
Il peut être très gratifiant pour un homme de réaliser l'importance de son rôle de père dans la vie de son enfant. Mais il peut aussi lui arriver de mal supporter l'intense relation entre la mère et l'enfant, particulièrement évidente pendant l'allaitement, et de devoir constater que les facultés de porter, de donner vie et d'allaiter un enfant sont exclusivement féminines. Ces capacités symbolisent en effet à la fois la fécondité et un certain pouvoir occulte, domaines dont les hommes sont exclus de par leur nature.
Un nouveau-né n'est pourtant pas seulement allaité. Il est tenu dans les bras, promené, baigné, ses couches sont changées et un beau jour il est nourri à la cuillère ou à la tasse. Les occasions ne manquent donc pas pour permettre au père d'un bébé allaité de prendre, dès le début, une place active et affectueuse dans la vie de son enfant.
Même en matière d'allaitement, un père peut assumer un rôle important, p.ex. en soutenant moralement et de façon pratique sa femme/partenaire dans sa décision de nourrir son enfant au sein et en la préservant d'influences extérieures pendant la tétée, p.ex. en s'occupant des autres enfants.
Il reste aussi les tâches ménagères quotidiennes dont un père peut se charger pour permettre à sa partenaire d'allaiter en toute tranquillité et d'avoir un peu de temps pour soi. Assumée comme allant de soi, cette aide précieuse est un élément important du partenariat, même avant la venue au monde de l'enfant.
Le père ne renonce que très rarement à son activité professionnelle après la naissance de son enfant, pour la simple raison que son emploi est généralement mieux rémunéré. Il devra pourtant veiller à ne pas s'abstenir totalement de sa participation aux tâches ménagères.
De nombreux pères ont fait de bonnes expériences en prenant leur congé légal (ou une partie de ce congé) au moment de la naissance de l'enfant. Cela leur a permis d'être "père à part entière" dès le début et d'acquérir une certaine adresse, tant en matière de puériculture qu'en besognes ménagères, avant de retourner au travail.
Certains pères profitent entre-temps du congé parental ou d'un travail à mi-temps pour s'occuper de leur enfant.
Le congé parental, nouvellement installé, donne aux pères la possibilité de s'abstenir pendant 6 ou 12 mois de leur travail, à temps plein ou temps partiel, et de toucher une indemnité pour s'occuper de leur enfant âgé de moins de 5 ans.
La lecture de la présente brochure permettra aux pères de soutenir efficacement leur femme durant l'allaitement.
Pesée
Dans certaines maternités, il est d'usage de peser le bébé avant et après la tétée, pour mesurer la quantité de lait absorbée. Le poids du lait maternel est ensuite comparé au poids d'un repas au biberon, et la différence est souvent "compensée" par une ajoute de lait industriel. Il est évident que cette pratique perturbe et réduit la production du lait.
Une pesée quotidienne du nouveau-né suffit amplement pendant la première semaine de sa vie. Pendant les premiers jours on peut même enregistrer une légère perte de poids (jusqu'à 10% du poids de naissance). Cela n'a rien d'inquiétant et ne devrait pas vous inciter à faire intervenir le biberon dans l'alimentation de votre enfant. A partir du 3e ou 4e jour sa courbe de poids sera de nouveau à la hausse.
Plus tard, pour un bébé en bonne santé et aux joues roses, qui se développe normalement et mouille ses couches plusieurs fois par jour, une pesée hebdomadaire, ou même moins fréquente, suffira.
Du fait que la prise de poids n'est ni régulière ni égale d'un enfant à l'autre, de fréquentes pesées risquent de vous insécuriser.
Plaisir d'allaiter
Certaines femmes disent ressentir un vrai plaisir sensuel en allaitant. Ces plaisantes sensations sont des expériences très personnelles et intimes et varient sans doute d'une femme à l'autre. C'est la raison pour laquelle il n'est pas indiqué de généraliser et de susciter des attentes de plaisir sensuel, dont l'éventuelle absence risquerait de décevoir.
Il est certain que l'allaitement et le fait de réaliser qu'on est capable, grâce aux ressources de son propre corps, de donner vie à un enfant et de le faire grandir, peuvent apporter un profond sentiment de satisfaction. En plongeant dans l'univers du bébé, pour en assumer la charge, mais aussi pour savourer cette relation privilégiée, il arrive qu'une femme se sente momentanément moins attirée sexuellement par son partenaire. Un partenaire jaloux peut, dans ce cas, surévaluer le degré de satisfaction sensuelle procurée par l'allaitement.
Poids
L'augmentation de poids varie d'un bébé à l'autre. Elle peut être rapide pour les uns et nettement plus lente pour les autres.
Ne vous inquiétez pas si le poids de votre petit téteur augmente rapidement, même s'il devient potelé (pesée).
L'allaitement a l'avantage de ne répondre qu'aux besoins réels de nourriture du bébé et de ne pas le suralimenter. Un bébé allaité, même un peu dodu à ses débuts, deviendra plus tard (à moins que son alimentation ultérieure ne soit déséquilibrée) un enfant et un adulte de poids normal. Régime, cure ou réduction du nombre des tétées sont totalement inappropriés et peuvent même être dangereux pour sa santé.
En passant plus tard à £l'alimentation solide, faites-vous conseiller par une diététicienne, afin d'éviter de donner une nourriture trop riche à votre enfant.
Certains bébés ne prennent que timidement du poids. Il est important de trouver à quoi cela peut tenir: régurgitations fréquentes, maladie du bébé, tétées trop courtes ou trop espacées (fréquence des tétées, durée des tétées, production du lait). Si les repas au sein sont trop courts, le bébé risque de ne pas boire assez de lait de fin de tétée, riche en éléments nutritifs et particulièrement en graisses.
Demandez conseil avant de donner un biberon de supplément à votre enfant.
Cherchez aussi conseil et soutien auprès d'un groupe d'allaitement.
Vous constaterez combien de différences de taille et de poids il peut y avoir entre bébés du même âge.
En moyenne, le poids d'un bébé augmente de 120 à 250 g par semaine. Cette prise de poids n'est pas forcément régulière. Souvent elle se fait par à-coups (poussées).
Si toutefois le poids de votre enfant n'augmente pas et a même tendance à diminuer, ne manquez pas de consulter votre pédiatre.
Positionnement correct - Mise au sein
Choisissez, surtout au début de la période d'allaitement, des positions confortables, permettant de vous adosser et de reposer vos bras. Vous pouvez allaiter en position couchée ou assise, en fait dans toutes les positions qui vous conviennent et qui mettent votre enfant à l'aise.
En position assise, vous aurez éventuellement besoin d'un support pour vos pieds.
Assise ou couchée, il importe de vous retrouver ventre à ventre avec le bébé, afin qu'il ne soit pas obligé de tourner la tête pour atteindre le sein. Le visage de l'enfant doit se trouver face à votre sein.
Pour encourager votre enfant à ouvrir sa bouche, effleurez les contours de ses lèvres avec le bout de votre sein. Il ne tardera pas à se mettre en quête du mamelon en ouvrant grandement la bouche.
Pour bien pouvoir téter et stimuler votre production de lait, le bébé ne doit pas seulement saisir le mamelon, mais également une bonne partie de l'aréole.
En tétouillant seulement le mamelon, il risque, par ailleurs, de provoquer des crevasses.
Attendez donc que le bébé ouvre grand la bouche, comme s'il bâillait, et tire la langue, afin qu'il puisse happer l'ensemble aréole-mamelon.
Rapprochez maintenant le bébé du sein, en pointant le mamelon en direction du palais.
Le mamelon est bien protégé au fond de sa bouche et ses lèvres, retroussées vers l'extérieur, sont refermées autour de l'aréole. En les écartant doucement du doigt, vous constaterez que la langue du bébé se déploie en coupe sous votre sein et couvre largement les gencives.
Ainsi votre bébé est bien mis au sein.
Nez et menton appuyés contre votre sein, bébé pourra téter efficacement l'ensemble du mamelon et de l'aréole. Sa tête et sa nuque, soutenues par votre bras, doivent garder leur mobilité et n'être soumises à aucune pression.
Si vous avez l'impression que le nez du bébé est trop enfoncé dans le sein, rapprochez son derrière vers vous.
La position est optimale si le menton est en contact avec votre sein. Si vous regardez de près le nez de votre bébé, vous allez réaliser que, même plaqué dans le sein, l'air peut circuler latéralement vers les narines de l'enfant.
L'épaule de votre enfant est maintenant sur une même ligne avec la hanche et l'oreille.
Vous trouverez peut-être plus agréable de soutenir ou de relever légèrement le sein de votre main libre. La meilleure façon de le faire, est de placer votre pouce d'un côté du sein et vos doigts en-dessous.
Dans le temps, on utilisait les prises dites "en ciseau" ou "en cigarette", qui consistaient à pincer le bout du sein entre l'index et le doigt majeur. Ces prises sont aujourd'hui déconseillées. D'une part, elles risquent de freiner l'écoulement du lait dans certains canaux galactophores et, d'autre part, elles peuvent causer un positionnement incorrect du mamelon dans la bouche du bébé.
Si vous ressentez des douleurs en allaitant, il se peut que la position de bébé ne soit pas correcte. Détachez doucement l'enfant de votre sein en introduisant votre petit doigt au coin de ses lèvres pour interrompre l'effet de vide. Réajustez la position du bébé et recommencez à nouveau.
Si vous n'êtes pas sûre de vous, faites appel, en clinique ou à domicile, au soutien compétent de professionnels de santé ou de conseillères en allaitement.
Variez votre position en vous fiant à votre sentiment de bien-être. En regardant les images de cette brochure, vous pouvez constater qu'il y a une multitude de variétés. Choisissez donc les positions qui vous conviennent le mieux.
Pendant le cours de préparation à l'accouchement, vous pourrez faire de premiers essais avec une poupée. Après la naissance, vous pourrez demander à une sage-femme ou une infirmière de vous familiariser avec différentes variantes.
De concert avec votre enfant, vous trouverez certainement l'une ou l'autre position préférée: couchée la nuit, assise le jour, en position classique ou en position dite "en ballon de rugby" (voir photo).
Certaines situations extraordinaires, comme p.ex. un canal galactophore bouché sous votre bras, demandent des positions adaptées, parfois spéciales, mais généralement efficaces pour relancer la circulation du lait et désengorger les canaux.
Pour allaiter après une Césarienne, il existe différentes positions que vous pouvez adopter malgré votre liberté restreinte de mouvements, sans être gênée par des pressions sur votre ventre.
Poussée de croissance
Vers le dixième jour de vie du bébé, après six semaines et après trois mois, certaines mères constatent que leur enfant tète plus avidement et plus longuement, tout en remanifestant sa faim peu de temps après la tétée. Ses besoins de lait maternel ont augmenté sous l'effet d'une poussée de croissance.
Réagissez à ces signaux et mettez votre bébé au sein dès qu'il en manifeste le besoin.
Ajoutez à votre ration quotidienne de liquides des boissons qui favorisent la production de lait et offrez-vous un ou deux jours de repos. Vous remarquerez que la production de lait s'adaptera aux besoins accrus de l'enfant et qu'après deux jours votre lait coulera de nouveau en abondance. Dans cette situation vous aurez peut-être besoin d'une conseillère en allaitement.
Ne complétez surtout pas les repas au sein par des laits de substitution. Cela vous mènerait vite au sevrage.
Pratiques hospitalières
Le Rooming-in est possible dans de nombreuses maternités.
Le bébé et sa maman peuvent donc être ensemble jour et nuit, sans séparation, ce qui favorise le développement des liens affectifs et permet également au père d'offrir tôt une présence sécurisante à son enfant.
La cohabitation mère-enfant facilite l'allaitement. Si, en plus, le personnel de santé est formé en matière d'allaitement et soutient la mère, les conditions sont propices à une période d'allaitement sereine et réussie.
Informez-vous, dès avant la naissance, sur les pratiques d'une maternité/clinique en matière d'allaitement et exprimez clairement votre point de vue et vos souhaits.
Considérant que, de par le monde entier, les premiers jours qui suivent l'accouchement sont d'une importance capitale pour le bon démarrage de l'allaitement, et qu'au cours de ces premiers jours le personnel de santé joue un rôle important, l'UNICEF a publié une déclaration sur les dix conditions à remplir par les cliniques pour obtenir le label de qualité "Hôpital-Ami des bébés".
Prématurité
Plus que tout autre, le bébé prématuré a besoin de profiter des apports irremplaçables du lait maternel pour sa santé et sa croissance.
Si la prématurité n'est que de quelques semaines, son réflexe de succion sera probablement aussi développé que celui d'un enfant né à terme, et il pourra téter immédiatement après la naissance. Si votre enfant est de faible poids, il faudra l'allaiter très fréquemment pendant les premiers temps.
Au cas où, pour des raisons de surveillance ou de soins médicaux, votre bébé devra être hospitalisé, veillez à tirer votre lait dès le premier jour, de façon à stimuler votre production de lait.
Une cohabitation en milieu hospitalier (Rooming-in) ou, à défaut, de fréquentes visites, vous permettront peut-être de mettre, le plus tôt possible, votre bébé au sein (hospitalisation du bébé). Mais même si votre enfant est encore trop petit pour téter, votre présence, le son de votre voix, et le contact peau à peau lui feront remémorer ses perceptions prénatales et vous permettront de créer des liens.
L'instant de bonheur, pour vous et votre petit(e) prématuré(e), sera sans doute celui où il/elle pourra provisoirement quitter la couveuse, une ou plusieurs fois par jour, et où, malgré l'appareillage, il/elle pourra se blottir, bien au chaud, contre votre corps, ou se faire bercer par son père.
Ayant constaté que le renforcement précoce des liens affectifs a des effets bénéfiques sur la santé des bébés prématurés - ils mettent moins de temps à récupérer et tombent moins souvent malades - certaines maternités offrent déjà de grandes facilités aux parents. N'hésitez donc pas à défendre votre droit de présence et de contact physique.
Examinez avec votre pédiatre la possibilité de déposer régulièrement votre lait à la clinique et d'en faire profiter votre enfant (conservation du lait). Un bébé très prématuré, dont les réflexes de succion et de déglutition sont insuffisamment développés, peut recevoir le lait maternel au moyen d'une sonde gastrique.
A partir de la 34e semaine, l'enfant est à même de téter au sein. Un essai au biberon risque de perturber son réflexe de succion.
Rappelez-vous que votre lait maternel est spécialement adapté aux besoins de votre enfant. Le lait des mamans qui ont accouché prématurément a une composition différente de celui des femmes qui ont accouché à terme. Votre lait est facile à digérer et protège votre enfant contre les infections.

En mettant au sein le bébé prématuré, veillez à ce que le bras qui soutient l'enfant repose sur un support, p.ex. un coussin placé sur vos genoux ou en sur élevant les jambes à l'aide d'un tabouret

Les prématurés, nourris au lait maternel, souffrent 6 à 10 fois moins souvent d'entérocolite nécrotique, une dangereuse inflammation de l'intestin grêle et du côlon, qui peut avoir des suites fatales et contre laquelle le lait maternel assure une protection idéale.
Les premières semaines, au cours desquelles votre bébé très prématuré se trouvera peut-être à la station de soins intensifs pour prématurés, alimenté par perfusion ou gavage et luttant pour sa vie, seront particulièrement éprouvantes pour vous. L' état de tension dans lequel vous vous trouverez pourra rendre difficile le déclenchement du réflexe d'éjection, nécessaire pour vous permettre de tirer votre lait.
Ne vous découragez pas. Essayez de vous détendre aux sons d'une musique agréable, imaginez que votre lait coule en abondance et pensez en toute confiance aux temps futurs, où il vous sera possible de tenir votre enfant dans vos bras et de lui donner le sein.
Dans cette situation de détresse, le soutien d'un groupe d'allaitement ou d'une conseillère en allaitement pourra vous être particulièrement utile.
Préparation à l'accouchement
En assistant, éventuellement en compagnie de votre partenaire, à un cours de préparation à l'accouchement, vous recevrez de nombreuses informations pratiques et vous apprendrez différents exercices physiques qui vous seront utiles pendant et après la naissance. Par ailleurs, choisissez un cours qui a également pour but de mieux vous familiariser avec les aspects psychiques, émotionnels, physiques et pratiques de la grossesse, de la naissance, de l'allaitement et des liens parents-enfant.
Un bon cours de préparation à la naissance peut considérablement contribuer à la réussite de l'allaitement. Il vous apportera une plus grande aisance et une confiance accrue en vos capacités physiques et vous mettra en mesure de choisir, selon vos propres critères, le lieu où vous souhaitez mettre votre enfant au monde.
Les adresses utiles pour l'inscription aux cours de préparation à l'accouchement sont disponibles auprès de l'Initiativ Liewensufank.
Préparation à l'allaitement
Toutes les mesures de préparation tendant à affermir la peau sensible des mamelons sont bonnes à suivre:
* Exposez vos seins à l'air et au soleil et ne portez pas de soutien-gorge de manière continue.
* Evitez de savonner vos seins pour ne pas abîmer la couche protectrice de la peau.
* Passez à la douche écossaise (chaud-froid) pour stimuler la circulation sanguine.
* Procédez de temps en temps au massage de vos seins à l'aide d'une huile corporelle.
En cas de mamelons plats ou ombiliqués, nous vous recommandons en outre
* de frotter quotidiennement vos mamelons avec vos paumes aplaties,
* de sortir la pointe du mamelon à l'aide de deux doigts et de la bouger dans tous les sens.
Si, pendant la grossesse, vous ressentez des contractions prématurées ou que votre utérus réagisse par des contractions au massage des seins, interrompez ces exercices qui pourraient déclencher des contractions précoces (il est bon de s'en souvenir en cas de faibles contractions à la naissance) (préparation à l'accouchement).
Production du lait
La production du lait se fait en fonction de l'offre et de la demande. Plus votre enfant tétera, plus vous produirez de lait. Si, entre les tétées, votre bébé reçoit un complément au biberon (alimentation supplémentaire), la production ne sera pas stimulée de manière suffisante. Il est donc important de mettre le bébé au sein dès qu'il manifeste sa faim. Ainsi, la production du lait pourra toujours être adaptée aux besoins de l'enfant (appétit) et vous aurez toujours du lait en quantité suffisante (durée de la tétée). Lorsqu'après quelques semaines votre production de lait aura trouvé sa cadence, vos seins seront moins lourds. Cela ne signifie toutefois pas que vous aurez moins de lait.
Il peut y avoir des périodes où votre bébé voudra de nouveau téter plus souvent (poussée de croissance, fréquence des tétées, maladie du bébé). La production du lait est stimulée par de fréquentes mises au sein (éventuellement par intervalles de 1 à 2 heures).
Si vous avez l'impression que vos seins "ne sont pas remplis", rappelez-vous que le sein n'est pas un réservoir et que l'essentiel du lait nécessaire est produit en cours de tétée.
Pour favoriser la production, vous pourrez toutefois avoir recours à des galactogènes qui sont des stimulants naturels ayant fait leur preuve:
* infusions de fenouil, anis, cumin, ortie, mélisse (citronnelle), feuilles de framboisier et bourrache;
* levure de bière;
* carottes, abricots, asperges, pommes de terre, pois et toutes sortes de légumes verts;
* orge et avoine;
* massage des seins avec une huile galactogène.
Faites également appel à l'expérience et au soutien d'une conseillère en allaitement.
Protection de l'allaitement
Des observateurs de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), tout comme ceux d'associations d'aide au développement, ont constaté dans certains pays du Tiers Monde un taux alarmant de maladies et de mortalité des nouveau-nés et des enfants en bas âge, nourris au biberon. Dans ces pays, les énormes campagnes de publicité et la distribution à grande échelle d'échantillons de lait industriel pour nourrissons ont accéléré, de manière dramatique, la régression de l'allaitement.
Comme toutefois, dans ces pays, la préparation d'un biberon sans germes est souvent rendue impossible par de piètres conditions hygiéniques, le manque d'eau potable et de combustible pour la stérilisation, la nourriture au biberon est souvent cause de graves diarrhées infectieuses.
Du fait de son prix élevé (jusqu'à 60% du revenu familial), le lait en poudre est, en plus, souvent trop dilué, ce qui entraîne une sous-alimentation systématique. Un mauvais état général et l'absence d'anticorps font rapidement monter le nombre de maladies graves dont sont atteints des bébés non-allaités.
D'après l'UNICEF, 1,5 millions de nourrissons meurent chaque année des suites de l'alimentation au biberon.
Pour protéger les nourrissons du monde entier, l'Assemblée Mondiale de la Santé (assemblée de tous les ministres et de toutes les administrations de santé) a adopté, dès 1981, un code régissant les pratiques de commercialisation des substituts du lait maternel. Ce code est applicable au niveau mondial et il contient un appel demandant aux gouvernements d'intégrer les lignes de conduite du code dans leurs législations nationales.
Par règlement grand-ducal, certains paragraphes de ce code ont été repris dans la législation luxembourgeoise. Les principes de la protection et de la promotion de l'allaitement sont donc ancrés dans nos lois.
Ainsi:
n La composition et l'étiquetage des laits industriels pour nourrissons et des laits de suite sont réglés.
n Etant donné que l'expérience a montré que les méthodes agressives de commercialisation de la nourriture industrielle pour bébés nuisaient à la pratique de l'allaitement, les stratégies commerciales ont été redéfinies.
v Tous les conditionnements de laits industriels pour nourrissons doivent désormais porter la mention "Le lait maternel est la meilleure nourriture pour votre enfant".
v Les emballages ne doivent présenter aucune image de nourrissons, ni une autre illustration, susceptible d'idéaliser le produit.
v Toute publicité pour cette alimentation de substitution est interdite, tant au grand public que sur le lieu de vente.
v La distribution d'échantillons gratuits ou autres cadeaux par le fabricant de lait industriel aux futures mères ou aux jeunes parents est interdite; cette interdiction s'applique aussi bien à la distribution directe qu'à celle susceptible de s'effectuer par le biais d'établissements et de professionnels de santé.
v Désormais, toutes les informations relatives à la nourriture de nouveau-nés et d'enfants en bas âge devront contenir des indications claires et nettes sur
- les avantages et la supériorité de l'allaitement,
- l'alimentation de la mère, la préparation à l'allaitement ainsi que la continuation de l'allaitement,
- l'effet négatif sur l'allaitement par un complément au biberon.
Si les informations ont également trait à l'alimentation au biberon, l'attention doit être attirée, de manière claire et précise, sur les conséquences sociales et financières de cette méthode d'alimentation, ainsi que sur les risques encourus par une utilisation non-compétente de cette forme d'alimentation.

R

Réflexe d'éjection du lait
Le réflexe de "let down" (équivalent de "lâcher") déclenche l'écoulement du lait. En début d'allaitement, il faut parfois attendre quelques minutes avant que le lait ne se mette à couler. Un peu plus tard, rien que les cris du bébé suffiront à déclencher dans vos seins cette agréable sensation de chaleur et de picotement qui accompagne l'écoulement du lait.
Le réflexe d'éjection peut être inhibé par l'émotion, la peur et l'incertitude. Dans ce cas, essayez de vous détendre. Installez-vous confortablement dans un coin tranquille et regardez votre enfant.
Vous pouvez stimuler le réflexe d'éjection en appliquant des compresses chaudes, en sirotant une tisane chaude et en écoutant de la musique douce qui vous détend.
Parfois, au début de la période d'allaitement, le bébé devra sucer pendant un bon moment avant que le lait ne s'écoule. Prenez donc, tous deux, le temps nécessaire pour une tétée assez longue.
Comme le réflexe d'éjection se manifeste aux deux seins, il arrive qu'un sein coule pendant que le bébé tète l'autre.
Veillez à avoir un linge propre à portée de main.
Plus tard, en sentant monter le réflexe d'éjection, sans que votre enfant ne manifeste l'envie de boire, réprimez l'écoulement en plaquant pendant quelques instants vos paumes sur les mamelons en exerçant une pression.
Règles
Le retour de vos règles ne vous empêche nullement de continuer à allaiter. Votre lait coulera comme avant, il ne sera ni impur ni mauvais pour votre enfant. Son goût et ses valeurs nutritives restent inchangés.
Continuez donc tranquillement à allaiter, mais adoptez une autre méthode de contraception si vous ne souhaitez pas, dans l'immédiat, donner une sœur ou un frère à votre petit téteur.
Régurgitation
De nombreux bébés rendent un peu de lait après la tétée, surtout au moment du renvoi. Tant qu'ils ne rendent qu'une petite quantité et que cet écoulement ne se transforme pas en véritable vomissement, vous n'avez aucun souci à vous faire. Votre bébé n'aura probablement besoin que de quelques précautions de votre part. Evitez au maximum de le trimbaler après la tétée. Ne changez pas ses couches après la tétée. Choisissez, pour le tenir, une position dans laquelle le buste est surélevé et évitez toute pression sur son estomac.
Il se peut aussi que l'enfant tète un peu trop rapidement et avidement ou que votre lait coule en surabondance (surabondance de lait).
En écourtant les intervalles entre les tétées et en mettant l'enfant au sein avant qu'il ne manifeste sa faim en criant, vous l'empêcherez de boire trop avidement.
Relation mère-enfant
La relation mère-enfant peut déjà se développer pendant la grossesse et évoluer de manière positive ou négative lors de la naissance. ll y a donc une grande différence entre le fait d'être séparée de votre bébé (séparation) immédiatement ou peu après l'accouchement et de ne pouvoir le tenir dans vos bras que plus tard, proprement vêtu, ou, au contraire, d'avoir la possibilité d'établir directement le contact peau à peau, de sentir la chaleur et l'humidité de son corps, de vous imprégner de son odeur, de le regarder, de le caresser et de lui parler. Ce premier contact influencera le comportement relationnel de votre enfant durant toute sa vie (confiance primaire).
En prenant pleinement conscience de cette phase sensible qui suit la naissance, vous trouverez la détermination nécessaire pour imposer vos convictions et choisir, en fonction de vos propres critères, un cadre d'accouchement propice, dès le début, au développement d'une harmonieuse relation mère/père-enfant.
Une intense relation émotionnelle précoce ne favorisera pas seulement les débuts de l'allaitement, mais vous donnera la force de faire face aux efforts considérables qu'exigera la vie avec le nouveau-né (première mise au sein, Rooming-in).
Même, et surtout, en périodes critiques (Prématurité, Césarienne, hospitalisation du bébé), il est important d'insister, avec l'appui de votre partenaire, afin de vous retrouver avec votre enfant le plus tôt et le plus souvent possible.
Renvoi, Rot
Certains enfants peuvent très bien se passer de renvoi après la tétée. Pour les petits téteurs avides, il est par contre nécessaire d'éliminer l'air avalé (régurgitation). Si votre enfant s'endort au sein, vous pouvez le coucher sans attendre le renvoi.
Résidus
De temps en temps, de gros titres de presse font état de la présence de résidus nocifs dans le lait maternel (DDT, PCB, dioxine, etc.). Ces reportages ont pour effet de déboussoler bon nombre de mères qui allaitent leur enfant dans l'espoir de lui donner la meilleure des nourritures et qui ne veulent pas l'exposer à l'influence de substances nocives.
Les résidus tracés dans le lait maternel proviennent de notre alimentation et de notre environnement. Pour que le lait maternel reste la plus saine des nourritures pour un bébé, il est donc impératif de nous engager tous en faveur d'une alimentation complète et pauvre en résidus et de lutter activement et efficacement contre la pollution de l'environnement.
Des observations scientifiques prouvent que le taux des résidus, éventuellement présents dans le lait maternel, a tendance à diminuer au courant de la période d'allaitement. Vous pourrez donc allaiter aussi longtemps qu'il vous plaira, à vous et à votre enfant.
Tant que vous allaitez, évitez en tout cas de suivre une cure d'amincissement, afin d'empêcher les résidus, principalement fixés dans les tissus lipidiques, de se libérer en quantité.
N'oubliez pas non plus qu'il n'y a pas que le lait maternel à contenir des traces de résidus nocifs. L'alimentation au biberon et aux petits pots n'est pas exempte non plus de charges nocives: p.ex. les résidus du bain de stérilisation sur les biberons et tétines, les résidus de fabrication et de matériaux dégagés par les tétines vieillies. En parlant de substances nocives, il convient de ne pas oublier non plus les substances nocives contenues dans le lait de vache, base du lait industriel, les laits en poudre envahis par des salmonelles, l'eau potable polluée par des nitrates, pesticides, plomb, cuivre, etc..., la viande de veau aux hormones dans les petits pots, etc...
Quand votre bébé sera en âge de recevoir une alimentation solide, restez vigilante quant à la qualité de ces aliments.
Retour de la fécondité
Grâce à l'allaitement, la période de repos de votre cycle menstruel se prolonge et l'ovulation est retardée pendant un certain temps. Si votre bébé tète fréquemment et continue à boire au sein pendant la nuit, s'il est donc exclusivement nourri au lait maternel et peut y satisfaire son besoin de succion, le retour de vos règles ne se fera sans doute qu'au moment où il recevra une alimentation solide.
Des recherches scientifiques sur un échantillon de femmes allaitantes à long terme et mettant fréquemment leur bébé au sein, font état d'un retour très tardif, d'un an ou plus après l'accouchement, des règles menstruelles.
L'allaitement est donc en soi un moyen naturel de contraception.
Chez certaines femmes, l'ovulation ne se déclenche que si leur bébé n'est plus allaité qu'une ou deux fois par jour et les règles ne reviennent que 8, 12, voire même 18 mois après la naissance (contraception).
Rhume
Parfois le nez du bébé est bouché et il a du mal à respirer pendant la tétée. Vous remarquerez alors que l'enfant commence à téter avidement mais lâche rapidement le sein en pleurant. Il lui arrive également de mordre pour ne pas avoir à lâcher prise (mordillement).
Libérez au possible ses voies respiratoires avant la tétée en nettoyant ses narines au sérum physiologique (eau de mer pour instillation nasale). L'instillation nasale de quelques gouttes de lait maternel peut également s'avérer utile pour dégager son nez et combattre les germes responsables du rhume.
En humidifiant l'air dans la chambre, on peut aussi apporter un soulagement au bébé. Empruntez un humidificateur ou, à défaut, suspendez le linge à sécher dans la chambre où se trouve l'enfant.
Rooming-In
Par "Rooming-In", on entend la présence constante du bébé dans la même chambre que la mère pendant le séjour à la maternité ou à la clinique. Le "Rooming-In" n'est cependant pas pratiqué automatiquement dans toutes les maternités. Certains établissements hospitaliers permettent d'éviter la séparation en favorisant dès la naissance la cohabitation de la mère et de l'enfant. D'autres maternités préconisent le séjour du bébé en pouponnière pendant 24 heures. Il arrive aussi que le "Rooming-In" n'est d'usage que pendant la journée. Dans certaines cliniques, cette formule de cohabitation mère-enfant n'est permise que dans des chambres particulières.
Renseignez-vous à l'avance sur les pratiques hospitalières et communiquez vos vues personnelles et vos demandes à votre médecin et aux autres professionnels de santé.
Il est important de pratiquer un "Rooming-In" exclusif de 24 heures sur 24 pour arriver à se mettre au diapason de l'enfant et renforcer le lien mère-enfant.

S

Selles
Les selles d'un enfant allaité sont de consistance onctueuse ou liquide et contiennent éventuellement quelques grumeaux clairs. Suivant l'alimentation de la mère, elles sont d'un jaune ocre ou légèrement verdâtres. Leur odeur est douce, presque mielleuse.
Il est parfaitement possible que votre bébé remplisse ses couches une ou plusieurs fois par jour et que cela déborde même dans la gigoteuse. Tout comme il n'est pas exclu qu' il n'ait de selles que par intervalles de plusieurs jours, voire même d'une semaine.
Tant que votre enfant sera exclusivement nourri au lait maternel, il est peu probable qu'il souffre de diarrhée infectieuse dangereuse ou de constipation.
N'oubliez pas qu'une administration de médicaments (vitamines, fluor ou fer p.ex.) peut avoir une influence sur la digestion et les selles de votre bébé.
Séparation
Pour bien se développer psychiquement, les nouveau-nés et les enfants en bas âge ont besoin de la présence physique des parents, de tendresse et de contact corporel, tout comme de lait maternel pour leur développement physique.
La séparation représente donc une interruption douloureuse de la relation enfant-parents. Le £"Rooming-In", dès la naissance, évite la séparation et favorise la relation mère-enfant.
En cas de séparation (p.ex. complications lors de l'accouchement), mère et père peuvent éprouver des difficultés à s'attacher à leur enfant jusqu'au moment où ils ont vécu un certain temps ensemble au foyer familial (maladie du bébé, maladie de la mère).
En reprenant vos activités professionnelles après votre congé de maternité, et éventuellement votre congé parental, vous pouvez continuer à allaiter. Ainsi vous pourrez maintenir le contact étroit entre vous et votre enfant, bénéfique de part et d'autre.
Veillez, dans la mesure du possible, à ce que la personne, en charge de votre bébé soit familiarisée avec l'enfant avant la reprise de vos activités professionnelles. Cela facilitera la séparation.
Sevrage
Le sevrage commence avec l'introduction d'autres aliments ou de liquides (alimentation solide) au menu du bébé. Cette nouvelle alimentation prendra progressivement le pas sur l'allaitement.
Il n'est toutefois pas nécessaire de précipiter les choses en vous privant, tous les deux, prématurément du plaisir de la tétée.
En matière de sevrage, il n'y a pas de règle absolue. Certains bébés, entre le 9e et le 12e mois de leur vie, manifestent un vif intérêt pour les repas servis à la table familiale. Cet intérêt va de pair avec le plaisir de l'enfant de bouger et de découvrir sa propre capacité motrice et le besoin de téter s'efface.
D'autres enfants continuent à réclamer le sein nourricier au-delà de leur première année de vie, non seulement pour son lait, mais aussi parce qu'ils y trouvent refuge et réconfort.
Certaines femmes, poussées par un environnement parfois peu propice à l'allaitement, commencent à sevrer leur enfant plus tôt qu'elles ne le souhaitent.
Ne laissez aucune pression extérieure accélérer votre décision. Vous et votre enfant devez pouvoir choisir ensemble le bon moment.
SIDA
Comme toutes les autres sécrétions corporelles, le lait d'une mère séropositive contient un certain nombre de virus HIV. Bien que le nombre soit variable dans le lait maternel, il peut être suffisamment élevé pour contaminer le bébé. Le risque d'une contamination est particulièrement élevé si la mère s'infecte elle-même pendant la période d'allaitement. Dans ce cas, le taux d'infection des bébés est de 30%.
Des observations ont été faites au cours de différentes études scientifiques dans le but d'évaluer le risque de transmission périnatale.
A peu près 1 enfant sur 7 est contaminé par sa mère séropositive, soit en cours de grossesse, soit pendant l'accouchement. Le risque de contagion par l'allaitement est moins élevé.
Une grande prudence est indiquée en matière de dons de lait maternel.
Si votre bébé doit recevoir un don de lait, n'oubliez pas de demander si la donatrice a subi les tests habituels de détection du virus HIV. L'échauffement du lait supprime le virus, mais il enlève également une partie des autres avantages du lait maternel.
L'entraide parfois pratiquée entre mamans allaitantes en matière de garde - y compris d'allaitement - des bébés, peut également comporter un risque.
La présence d'anticorps HIV dans l'organisme de tous les bébés mis au monde par des mamans séropositives peut être détectée par des tests. Le nombre de ces anticorps, transmis par voie placentaire, peut toutefois baisser plus tard en fonction du développement du système immunitaire de l'enfant. Ce qui explique qu'après la deuxième année de vie, seulement 15 à 30% d'enfants restent séropositifs.
La décision d'allaiter ou de ne pas allaiter doit donc être prise à un moment où la contamination de l'enfant n'est pas connue.
Le programme UNAIDS recommande les mesures suivantes:
Les femmes doivent avoir accès à des consultations volontaires et confidentielles, ainsi qu'à des tests de détection du SIDA. Si elles sont séropositives, elles doivent être informées et conseillées de façon à être en mesure d'éviter de contaminer quelqu'un d'autre. Si les résultats du test sont négatifs, il est important d'apprendre aux femmes et à leur partenaire comment se protéger efficacement à l'avenir.
Les mères séropositives doivent être informées sur le risque d'une contamination directe mère-enfant par la voie du lait maternel, mais également sur les risques courus, dans leurs conditions de vie spécifiques, par l'alimentation au biberon. Des professionnels de santé spécialisés doivent les aider à comprendre les risques et à prendre leur propre décision.
Une maman séropositive en mesure de se procurer suffisamment de substitut du lait maternel (lait en poudre) et de le préparer correctement, est bien conseillée de choisir de nourrir son enfant au biberon.
L'allaitement du bébé par une nourrice non-séropositive - pratique parfaitement acceptée dans certains pays - serait une alternative valable.
Le tirage du lait maternel, stérilisé ensuite pendant 30 minutes à une température de 62,5 C°, est également possible.
Si une mère séropositive décide de ne pas allaiter, tout en n'ayant pas les moyens nécessaires pour se procurer de bons aliments de remplacement pour son enfant, elle doit être aidée par un service de l'Etat ou une autre organisation de soutien.
Hygiène, salubrité et eau potable, tout comme des contrôles réguliers de son état de santé sont pour elle question de vie ou de mort.
Comme la recherche sur le SIDA est actuellement très poussée et continuellement intensifiée, les personnes directement concernées par le problème ont intérêt à s'informer sur une mise à jour actuelle, en s'adressant à un centre de consultation Sida ou une association pour la promotion de l'allaitement. Des études ont démontré que le lait maternel contient une substance qui empêche l'adhérence de la glycoprotéine-HIV aux cellules de l'organisme.
Soif de la mère
Vous remarquerez que la production de lait maternel va de pair avec un grand besoin d'apport liquide. Surtout pendant les tétées, vous allez vous sentir assoiffée. Veillez donc à toujours avoir une boisson à portée de main pour ne pas oublier de vous désaltérer.
Un manque de liquide peut freiner la production de lait. Les tisanes (les infusions) ou de l'eau minérale seront le meilleur choix. Si vous consommez des jus de légumes et de fruits, veillez à ce qu'ils ne soient pas trop acidulés. Commencez par n'en boire que de petites quantités, de façon à pouvoir observer la réaction du bébé.
La bière maltée et les limonades ne sont pas recommandées en raison de leur haute teneur en calories.
Certains bébés, particulièrement sensibles, peuvent réagir par des allergies quand leur mère a bu du lait de vache.
Café, thé noir et boissons légèrement alcoolisées ont un impact sur le bébé et sont donc à absorber avec modération.
Sommeil du bébé
En matière de sommeil, les comportements peuvent varier considérablement d'un bébé à l'autre.
Les nouveau-nés passent généralement beaucoup de temps à dormir. A certains, il arrive toutefois très tôt de rester éveillés plusieurs heures d'affilée.
A partir de l'âge de trois mois, la prise de conscience de l'entourage, et notamment les perceptions visuelles et auditives, font se prolonger les stades éveillés.
Chaque bébé a son propre rythme de sommeil et d'éveil, même de nuit. Ainsi, à partir de leur sixième semaine de vie, certains bébés dorment 5 à 8 heures d'affilée pendant la nuit, alors que d'autres réclament le sein maternel toutes les deux ou trois heures et même plus souvent (allaiter pendant la nuit).
Peu à peu, la disposition au sommeil nocturne augmente et même les petits noctambules finissent par dormir pendant un bon bout de la nuit.
Il peut toutefois y avoir des moments où votre enfant se réveillera de nouveau plus souvent (poussée de croissance dentition maladie du bébé).
Tous les bébés prennent le temps qu'il leur faut pour dormir. Mais il arrive qu'il n'en reste pas assez pour le repos des parents. Dans ce cas, il est utile de se relayer (père) et de s'aménager quelques moments de sieste pendant la journée (ménage).
Soutien-gorge
Il est encore fréquemment recommandé aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes de porter en permanence un soutien-gorge pour assurer la fermeté de leurs seins.
Il est toutefois bon de savoir:
* que le fait de porter ou de ne pas porter un soutien-gorge est sans incidence sur l'évolution des seins. Le changement, respectivement le maintien de leur fermeté, dépendent avant tout de leur tissu conjonctif.
En réagissant correctement à la montée laiteuse et en cas d'engorgement, et en évitant un sevrage trop abrupt, vous pourrez empêcher un brusque changement de taille de vos seins.
* Il importe, avant tout, que vous vous sentiez à l'aise. Si vous vous sentez mieux avec que sans soutien-gorge, portez-en. Veillez simplement à le choisir à la bonne taille. Si un soutien-gorge vous gêne ou vous serre trop, n'en portez pas.
* Choisissez de préférence un modèle souple, en coton et sans armatures, qui ne vous serre de nulle part et ne vous fait donc pas courir de risque d'engorgement.
Lors de l'achat, ne perdez pas de vue les futurs aspects pratiques. Comme, plus tard, vous souhaiterez certainement allaiter où que vous soyez, sans pour autant vous livrer, avant chaque tétée, à une série de manœuvres de dégrafage compliquées et peu discrètes, optez pour des modèles faciles à rabattre ou à relever d'une seule main.
Portez en tout cas un soutien-gorge au cours d'une activité sportive (jogging, volleyball, basket-ball, équitation, etc...).
Suppléments alimentaires
Un bébé allaité à la demande (fréquence des tétées) reçoit toute la nourriture qu'il lui faut. S'il n'a pas entièrement assouvi sa faim pendant une première tétée, il se manifestera plus tôt pour la seconde.
Il se peut que votre enfant ait une soif accrue par temps chaud. Vous pouvez l'apaiser en le mettant au sein. Il est possible aussi que, pendant les premiers jours ou en cas de maladie, il ait exceptionnellement besoin d'un apport nutritif supplémentaire.
De manière générale, il importe d'éviter l'alimentation au biberon qui perturbe la technique de succion et crée la confusion au moment de la mise au sein. Cette situation peut amener le bébé à crier, à refuser le sein et à tétouiller au point d'irriter sérieusement la peau des mamelons. Mieux vaut l'alimenter à la tasse. Une puéricultrice ou une sage-femme peuvent vous initier à cette technique d'alimentation.
Un bébé exclusivement allaité et en bonne santé n'aura pas besoin d'alimentation supplémentaire ou solide jusqu'après le 5e ou 6e mois de sa vie. En cas de risque d'allergie, les suppléments alimentaires devraient absolument être évités pendant les premiers jours. Si vous avez l'impression que vous n'avez pas assez de lait, n'hésitez pas à contacter immédiatement une conseillère en allaitement et relisez attentivement les rubriques insuffisance de lait et production du lait.
La publicité en faveur du lait de substitution recommande l'utilisation parallèle du lait maternel et du lait industriel "pour le cas où l'allaitement ne suffirait pas à apaiser l'appétit du bébé". Cette méthode préconise la pesée avant et après chaque tétée et la "compensation du poids manquant" par l'addition d'un biberon.
Ou bien, l'un ou l'autre repas au sein est remplacé par un biberon. Cette approche mène au sevrage, car moins l'enfant tétera, moins sa mère produira du lait.
Ne désespérez cependant pas si, malgré vos efforts, votre enfant a reçu un complément à la maternité. Offrez-vous quelques jours de repos à la maison, sans travaux ménagers et sans visites, (ménage visites), mettez-vous au lit avec votre bébé et allaitez-le, des deux côtés, aussi souvent qu'il en éprouve le besoin (même par intervalles d'une heure).
Tout produit galactogène (production du lait) peut vous être utile.

T

Téterelles
Cette coiffe du mamelon en silicone n'est pas une solution universelle et on y a parfois trop vite recours en cas de mamelons douloureux (crevasses). A défaut de trouver les causes de ces douleurs et d'y remédier, une amélioration, grâce à l'utilisation de téterelles, est peu probable. Il importe de vérifier si la bouche du bébé est suffisamment ouverte au moment de la mise au sein pour que le mamelon ne risque pas d'être éreinté par les mâchoires ou des mouvements inadéquats de la langue.
L'utilisation des téterelles comme moyen de dépannage, n'est pas sans entraîner d'autres problèmes. Le bébé s'habituera aux bouts préformés, plus saillants et plus durs, et aura, plus tard, du mal à reconnaître et à saisir le mamelon sans l'aide d'une téterelle. Cette "couche de protection" qui recouvre le mamelon, complique la tétée. L'enfant doit faire de plus grands efforts pour obtenir la même quantité de lait. Il se fatigue donc plus rapidement et ne boit souvent pas à sa faim, ce qui peut entraîner une prise de poids insuffisante.
L'intercalage de la téterelle diminue la transmission de succion aux récepteurs de l'aréole. Cela empêche la stimulation suffisante de la production de lait.
La téterelle barre également le chemin aux germes autour et dans la bouche du bébé et les empêche d'entrer en contact avec la mère et de déclencher ainsi la production d'anticorps, normalement transmis au bébé par voie d'allaitement et importants pour sa défense immunitaire.
Si votre enfant s'est déjà habitué aux téterelles, il vous est encore possible d'entreprendre, avec l'aide compétente d'une sage-femme ou d'une conseillère en allaitement, une reconversion qui s'avérera plus ou moins ardue.
Tire-Lait
Vous pouvez vous procurer un tire-lait manuel et d'autres accessoires d'allaitement, dans un magasin d'articles de puériculture, dans une droguerie, en pharmacie ou auprès d'un groupe d'allaitement.
Il est également possible d'emprunter ou d'acheter un tire-lait électrique. Etant donné les grandes différences en matière de qualité et de prix, mieux vaut toutefois vous informer sur le prix de location, la caution et le prix de vente auprès de plusieurs fournisseurs possibles, avant d'opter pour un modèle.
Il est parfois plus rentable d'acheter un tire-lait, surtout si on en a besoin pendant plusieurs mois.
Les groupes d'allaitement peuvent vous indiquer les adresses utiles et vous conseiller judicieusement quant aux avantages et désavantages des différents modèles.
Si vous n'avez besoin que momentanément de tirer votre lait, vous pouvez également vous adresser à votre maternité (ou à la maternité de garde). Consultez la rubrique tirer le lait pour vous informer sur le maniement du tire-lait.
Tirer le lait
Il n'est ni nécessaire ni conseillé de vider les seins après chaque tétée. Cela perturbe l'équilibre fragile entre la demande et l'offre de lait maternel (production de lait). Certaines circonstances contraignent toutefois la mère à tirer son lait ou à l'exprimer à la main (maladie de la mère, hospitalisation de la mère, maladie du bébé, hospitalisation du bébé, prématurité, activité professionnelle).
Le tirage de votre lait peut également devenir nécessaire en cas d'engorgement, si bébé ne veut ou ne peut pas téter.
Au début, vous n'arriverez qu'à extraire le lait contenu dans les sinus galactophores. Ce n'est qu'après avoir réussi à déclencher le réflexe d'éjection que votre lait peut couler et même jaillir.
Un apport de chaleur sur les seins, une serviette chaude ou une bouillotte p.ex., une douche ou un bain chauds et le massage des seins à fleur de peau peuvent vous détendre.
Le massage en douceur, par le déroulement du poing fermé, de la base en direction de l'aréole, favorise le réflexe d'éjection. Pour tirer votre lait, installez-vous confortablement au calme.
Avant de tirer ou d'exprimer manuellement votre lait, veillez à bien laver vos mains. Toutes les parties du tire-lait entrant en contact avec le lait doivent être stérilisées. Il en est de même pour le récipient de conservation du lait.
Expression manuelle
L'une de vos mains tient le bol pour recueillir le lait. Le pouce de l'autre est posé sur le sein au-dessus de l'aréole tandis que l'index se trouve sous le sein, derrière l'aréole (forme en C). Les autres doigts soutiennent le sein. En rapprochant pouce et index vous sentez, tels des petits pois, les sinus galactophores (réservoirs de lait) situés derrière l'aréole. Pressez doucement à l'aide des deux doigts et relâchez. Répétez ce mouvement jusqu'à ce que les gouttes de lait commencent à sortir. Evitez de frotter la peau du sein et de triturer le mamelon, car ces gestes ne font pas sortir le lait. Par contre vos doigts doivent exercer une pression en direction de la cage thoracique et garder cette pression en s'avançant.
Après un certain temps, changez l'emplacement de vos doigts pour toucher tous les sinus galactophores autour de l'aréole. Quand l'écoulement diminue, après 3 à 5 minutes, passez à l'autre sein et répétez les mêmes gestes. Il vous faut à peu près 20 à 30 minutes pour tirer la quantité de lait suffisante, permettant de faire redémarrer la production de lait. La durée est la même si vous utilisez un tire-lait manuel ou électrique.
Tire-lait manuel
Les tire-lait manuels sont en vente dans les pharmacies et dans différents magasins spécialisés en articles pour bébés. La pompe à piston est plus facile à manier et fatigue moins les mamelons que la pompe à ballon. Demandez à une conseillère en allaitement de vous montrer les différents modèles existants. En humectant vos mamelons avant de tirer le lait, vous évitez le glissement douloureux et des frictions inutiles.
Le tire-lait électrique
Si vous êtes obligée de tirer votre lait souvent ou pendant une période prolongée, vous avez peut-être intérêt à acheter ou à louer un tire-lait électrique (Tire-lait).

V

Visites
L'heureuse nouvelle de la naissance se répandra vite. Pensant bien faire, famille et amis voudront venir vous voir et admirer votre bébé.
Vue de loin, cette perspective peut paraître réjouissante. En réalité pourtant, beaucoup de jeunes mères ne se rendent compte que trop tard combien il est fatigant, voire même irritant, de devoir subir un défilé de visiteurs, leur faire la conversation et leur tenir compagnie des heures durant ou même de leur servir à boire et à manger.
Pendant les semaines qui suivent la naissance, beaucoup de jeunes parents n'ont qu'un souhait: celui de pouvoir rester seuls avec leur enfant, de l'allaiter, de le cajoler, de lui tenir compagnie et de lui parler... en toute quiétude et sans intrusion.
Soyez donc prévenante, dans votre propre intérêt, tout comme dans celui de votre bébé. N'annoncez pour commencer l'heureux évènement qu'à ceux que vous souhaitez voir absolument. L'avis de naissance peut attendre.
Indiquez en toute franchise à vos proches quand ils pourront venir vous rendre visite et quand vous serez trop fatiguée pour les recevoir. Faites-leur également savoir quand leur soutien et leur aide seront les bienvenus.
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