Plus de 230 millions de filles et de femmes dans le monde ont subi des mutilations génitales féminines (MGF), une violation grave des droits de l’enfant et des droits des femmes. Malgré les efforts internationaux, cette pratique reste présente dans plusieurs régions, avec des niveaux de prévalence variables.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (ONS), les MGF désignent toute intervention impliquant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes féminins, ou toute autre lésion pratiquée sans justification médicale. Ces pratiques peuvent entraîner des conséquences immédiates graves ainsi que des effets durables sur la santé physique et mentale.
Une nouvelle étude publiée par UNICEF Luxembourg en avril 2026 fournit pour la première fois des estimations concernant la situation au Luxembourg. Environ 3 300 filles et femmes résidant dans le pays seraient concernées ou à risque, dont près de 1 100 filles âgées de 0 à 19 ans considérées comme vulnérables.
Cette étude, basée sur des données récentes et une méthodologie spécifiquement développée pour le Luxembourg, propose une estimation statistique de l’ampleur du phénomène. Elle comprend également 20 recommandations visant à renforcer la prévention, la sensibilisation, la prise en charge, le cadre juridique, ainsi que la collecte de données et la recherche.
Cette étude a pu être réalisée grâce au soutien financier de l’Œuvre Nationale et de Foyer.

